667 candidats pour 90 sièges

667 candidats pour 90 sièges

Ils sont 667 personnes à avoir déposé leurs candidatures en vue des élections pour le  renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers. C’est ce qu’annonce le ministère de l’Intérieur à l’issue de l’expiration du délai de dépôt des candidatures fixé au jeudi dernier à midi.
Selon les chiffres communiqués par les services compétents du département de Chakib Benmoussa, l’écrasante majorité des candidatures déposées l’ont été pour le collège électoral des collectivités locales avec 441 candidats briguant les 54 sièges en jeu. Pour cette catégorie, les candidatures se répartissent entre 109 listes totalisant 432 "prétendants" en plus de neuf candidatures individuelles seulement. La majorité des partis politiques ont présenté des listes de candidats pour les sièges de ce collège électoral. En tête, arrivent le Mouvement populaire, l’Istiqlal et l’USFP avec un nombre de candidatures dépassant 50 alors que le PJD en a présenté 41 dont une femme et le RNI 34. 
Plusieurs partis ont choisi de mettre des notabilités en tête de leurs listes pour ce scrutin partiel. L’USFP, par exemple, a "bombardé" Dehmane Derham en tête de sa liste pour Tanger-Tétouan (trois sièges en jeu pour le collège des collectivités locales). Les 441 candidats pour les 54 sièges impartis aux collectivités locales se disputeront les voix de 23.213 "grands électeurs".
Les sièges revenant aux Chambres d’agriculture ne suscitent pas moins d’intérêt. Ils sont 32 candidats (dont 22 se présentant individuellement) aux 11 sièges concernés par le renouvellement du 8 septembre. L’Istiqlal arrive en tête des "prétendants" avec 7 candidatures.
Seize listes et 12 candidatures individuelles est le nombre de candidats qui briguent les 8 sièges du collège des Chambres de commerce, d’industrie et de services. Le RNI arrive en tête pour le nombre des candidatures présentées avec un total de 7. Les Chambres d’artisanat bénéficient, elles aussi, de beaucoup d’intérêt avec sept sièges que se disputent 20 candidats dont 4 USFP.
L’autre grande "bataille" sera celle qui se déroulera autour de 10 sièges des représentants des salariés. Ce scrutin se déroulera au niveau national et requiert des candidatures sous forme de listes. Selon le ministère de l’Intérieur, près d’une dizaine de centrales syndicales, célèbres et presque anonymes, prendront part à la course aux dix sièges: les quatre "grandes" centrales, entre autres, mais de nouveaux-venus comme l’ODT (Organisation démocratique du travail) créée par Ali Lotfi et ses amis après une "sérieuse" brouille avec Noubir Amaoui.
Au sein de la galaxie syndicale, seule l’UGTM a innové en mettant une femme à la tête de sa liste de candidats. Il s’agit de Khadija Zoumi qui a participé, avec Benjelloun Andaloussi et Hamid Chabat, au putsch réussi contre Abderrazzak Afilal.
Les femmes ne sont d’ailleurs pas très présentes sur les listes des candidatures ; exception faite de celles de quelques partis comme l’USFP qui compte cinq candidates. Mais, là encore, les femmes figurent en "mauvaise" place (ce que les observateurs de la chose partisane appellent les "candidatures militantes").
La campagne électorale pour ce scrutin se déroulera jusqu’au jeudi 7 septembre 2006 à minuit selon le calendrier arrêté par l’Intérieur. Elle devra démarrer pour de bon dès ce lundi, jour de reprise par excellence. Cette période de campagne électorale n’ira pas sans grosses surprises. Des retraits, prévus par la loi à trois jours du scrutin, ne sont pas à écarter. Mais ne sont pas non plus improbables des litiges entre les partis et les syndicats et des recours devant les services qui veillent au déroulement de toute l’opération.  

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