Actes de vandalisme à Khouribga : Arrestation de six individus

Six individus soupçonnés d’être impliqués dans les actes de vandalisme qu’a connus la ville de Khouribga, le 15 mars dernier, dont deux membres d’une Association non autorisée, ont été arrêtés, annonce un communiqué du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Khouribga. «Suite aux événements qu’a connus la ville de Khouribga, le 15 mars 2011, au cours desquels plusieurs éléments des forces de l’ordre ont été blessés, des biens publics et privés endommagés et des véhicules incendiés ou dégradés, il a été procédé à l’arrestation de six individus soupçonnés d’être impliqués dans ces actes criminels, dont deux personnes, membres d’une association non autorisée, et qui en seraient les instigateurs», précise le communiqué. Le Parquet a déféré les mis en cause devant le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Khouribga pour enquête sur les «actes de violence commis à l’encontre des éléments des forces de l’ordre, participation, dégradation de biens publics, vol, rassemblement armé et désobéissance», ajoute la même source. Les investigations sont toujours en cours pour déterminer les circonstances de ces événements et identifier les autres personnes qui y seraient impliquées. Par ailleurs, le secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Mohammed Sebbar, avait tenu, mercredi 16 mars, à Khouribga, une série de réunions avec des représentants de l’autorité publique et juridique et de la société civile de la ville pour s’enquérir des causes et circonstances des actes de vandalisme. Dans une déclaration à la presse, M. Sebbar avait indiqué que «ces réunions ont pour objectif de recueillir les données qui peuvent être utiles à l’élaboration d’un rapport ou encore l’ouverture d’une enquête», estimant que parler de conclusions actuellement est «prématuré». Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’exercice des attributions du CNDH, telles que stipulées dans le Dahir portant création de ce Conseil, notamment les articles 4 et 9 accordant à cette instance l’attribution d’intervenir par anticipation et d’urgence à chaque fois qu’il s’agit d’un cas de tension qui pourrait aboutir à une violation individuelle ou collective des droits de l’Homme.

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