André Téchiné tourne à Tanger

« Les temps qui changent » est un drame sentimental qui, prenant place dans le Tanger des années 50, met en scène une histoire d’amour dont les protagonistes sont Cécile (Catherine Deneuve), qui vit depuis une vingtaine d’années en compagnie de son mari marocain (Gilbert Melki) et Antoine (Gérard Depardieu), un ancien amour de passage dans la ville, qui va tenter de la reconquérir.
C’est la septième fois que Gérard Depardieu et Catherine Deneuve se donnent la réplique après « Je vous aime », « Le Dernier métro », « Le Choix des armes », « Fort Saganne », « Drôle d’endroit pour une rencontre » et « Les Cent et une nuits ». Pour ce nouvel opus, écrit par Laurent Guyot, le réalisateur est soutenu par Paulo Branco qui non seulement produit le film via sa société Gémini Films mais en assurera aussi la sortie en décembre prochain. L’équipe technique, qui assure le tournage de ce film, est composée de Michel Nasri (1er assistant du réalisateur), Julien Hirsh (directeur de la photographie) et Zé Branco (chef décorateur).
Interrogée sur la particularité des sites du tournage de ce film en marge de la signature, samedi à Tanger, de son livre « A l’ombre de moi-même », Catherine Deneuve a confié à la MAP que c’est la lumière qui est très étonnante à Tanger, ajoutant qu’elle connaît mieux aujourd’hui le Maroc que l’année dernière. « Je ne me sens pas touriste aujourd’hui, c’est très séduisant et c’est très agréable », a-t-elle précisé. Né le 13 mars 1943, André Téchiné, qui a fait ses débuts comme critique aux Cahiers du Cinéma est connu pour sa sensibilité à fleur de peau qu’il a affinée au fil du temps et des oeuvres. Il compte à son actif plus d’une quinzaine de longs métrages, dont le premier grand succès fut « Les Roseaux sauvages » (César du meilleur film), en 1994. Téchiné poursuit son aventure cinématographique avec des thèmes beaucoup plus durs et graves comme « Les Innocents » (1987) avec Sandrine Bonnaire, « J’embrasse pas » avec Emmanuelle Béart, qui aborde le sujet de la prostitution. Ces deux derniers longs métrages traduisent toute la sensibilité du réalisateur, dissimulée derrière une certaine violence.
Caractéristique devenue l’empreinte Téchiné. En 2003, il revient avec « Les Egarés » sur fond de seconde guerre mondiale. Il s’agit de sa cinquième sélection à Cannes après « Les Soeurs Brontë », « Rendez-vous » (1985), « Le lieu du crime » (1986) et « Les Voleurs » (1996), pour lequel il avait obtenu le prix de la mise en scène.

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