Belkheir se prépare à quitter son poste

Belkheir se prépare à quitter son poste

Larbi Belkheir, général-major à la retraite et actuel ambassadeur d’Algérie à Rabat, serait sur le point de quitter son poste dans la capitale du Royaume. Selon des sources informées, il a quitté le Maroc, samedi dernier, vers la France, pays où il séjournait déjà avant de venir s’installer à Rabat. Selon les mêmes sources, il devrait profiter de ce séjour pour "régler les conditions de sa démission" comme il en aurait exprimé le désir à maintes reprises.
A en croire des sources sûres, Larbi Belkheir aurait également choisi de s’installer au Maroc où il dispose d’affaires personnelles dans les villes de Casablanca et Rabat. A l’instar de plusieurs autres personnalités des milieux de la politique et des arts, il aurait jeté son dévolu sur la ville d’Agadir où il serait en train de chercher une résidence permanente.
Contrairement à la volonté de se retirer prêtée à l’ambassadeur, la presse algérienne a multiplié récemment les écrits faisant état d’un éventuel retour aux affaires de l’ex-général. Larbi Belkheir serait ainsi, selon cette presse, partie prenante à un remaniement ministériel programmé dans les semaines à venir par Abdelaziz Bouteflika. Sauf que, selon les mêmes sources, le poste qui lui reviendrait serait de moindre importance que toutes les missions qui lui avaient été confiées jusque-là.
Larbi Belkheir a officiellement pris ses fonctions le 14 novembre 2005, date à laquelle il avait remis ses lettres de créances au ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taïeb Fassi Fihri.
Avant son arrivée à Rabat, M. Belkheir avait maintenu le suspense autour de sa prise de fonction et notamment après son long séjour dans la capitale française pour «raisons de santé ».
La presse algérienne, qui avait en majorité considéré que cette nomination équivalait à l’éloignement d’un homme fort, ira jusqu’à parler du refus du premier concerné de rejoindre son poste.
Durant plus d’un an de présence au Maroc, l’ex-directeur du cabinet de Bouteflika, a limité ses activités publiques à l’exception de l’organisation de quelques cérémonies pour célébrer des fêtes nationales de son pays.
Larbi Belkheir avait été jugé comme l’homme de la situation pour essayer de "dégeler" les relations entre Rabat et Alger. Ces dernières n’auront fait que s’envenimer davantage à cause de l’acharnement du pouvoir algérien à vouloir porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc par un soutien total aux séparatistes et à leurs thèses. Et surtout depuis que le Maroc a engagé le processus de consultation en vue de l’élaboration de son offre d’une autonomie élargie aux régions du Sahara.

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