Benzekri à la tête du CCDH

Benzekri à la tête du CCDH

Driss Benzekri est président du CCDH. Ainsi en a décidé Sa Majesté le Roi qui l’a nommé, hier lundi, à ce poste en remplacement de Omar Azziman, l’actuel ambassadeur du Royaume à Madrid. Mahjoub El Hiba, membre de la même instance, a été nommé secrétaire général du CCDH, poste qu’occupait jusque-là Driss Benzekri.
Sa Majesté le Roi, qui a loué les qualités de M. Azziman et son action lors de son mandat à la tête du CCDH, s’est dit confiant que les qualités des deux hommes, leur intégrité et leur sens des intérêts supérieurs de la Nation, les guideront pour mieux accomplir les nouvelles missions qui leur sont confiées.
Driss Benzekri n’est plus à présenter. Né en 1950 à Aït Ouahi, dans la région de Khémisset, il est titulaire d’un DEA en linguistique et littérature à la Faculté des Lettres de l’Université Mohammed V de Rabat. En 1987, il obtiendra un autre DEA en linguistique à l’Université Aix-Marseille avant de mettre le cap sur la Grande-Bretagne où il obtient un magistère en droit international.
Le militant droits-de-l’hommiste est doublé d’un fin linguiste à qui l’on doit de sérieuses études sur la langue et la culture amazighes. Notamment en matière de phonologie et de syntaxe. Il renforce son parcours par de multiples travaux de terrain et dont une recherche sur le processus de création du tribunal pénal international (TPI) comme il prend partie aux activités du groupe de travail onusien sur les disparitions forcées. Membre fondateur de plusieurs ONGs (OMDH, FVJ, Amnesty Maroc, Espace Associatif…), il est nommé le 7 janvier 2004 président de l’Instance Equité et Réconciliation. Le discours royal, prononcé ce jour-là à Agadir, servira de référence au travail de l’IER et d’orientations pour ses membres. Le parcours de Mahjoub El Hiba n’est pas moins riche. Ex-vice-doyen de la faculté de droit de Casablanca, l’homme, membre fondateur de l’OMDH, est conseiller auprès de plusieurs organismes internationaux. M. El Hiba est également membre fondateur du Réseau  marocain du droit humanitaire international. Le président du CCDH est nommé par Dahir pour une période de six ans renouvelables. Il travaille auprès de 44 autres membres d’un mandat de quatre ans. Selon les statuts de cette instance, Sa Majesté en nomme 14 membres dont le président. L’instance est appelée à jouer un plus grand rôle notamment après l’« éviction » du ministère des droits de l’Homme. Des cadres de ce dernier département, ainsi que plusieurs services, ont d’ailleurs été rattachés au CCDH.
Parallèlement à son nouveau mandat, M. Benzekri continuera à exercer ses missions à la tête de l’IER. Le mandat de cette dernière a été prolongé jusqu’à fin du mois de novembre prochain comme l’annonce officielle en a été faite par son président à l’issue de l’audience royale d’hier lundi. Une conférence de presse, prévue pour les jours à venir, sera aussi l’occasion de révéler un bilan d’étape du travail de l’IER. Cette dernière instance fait l’objet d’attaques et critiques diverses. La dernière en date est l’initiative de quatorze ex-collaborateurs et cadres de l’IER qui ont porté plainte pour licenciement abusif et qui s’apprêtent à révéler une sorte de « livre blanc » quant à ce qu’ils appellent les « dépassements » de l’IER.

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