Camps de Tindouf : seulement 46.000 personnes bénéficient des aides

Quelque 46.000 personnes ni plus ni moins bénéficient des aides humanitaires dans les camps de Tindouf, a indiqué Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem, ancien dirigeant du front polisario, qui a rallié récemment la mère-patrie. «J’étais directeur de la sécurité publique du Croissant-Rouge et le nombre des personnes qui bénéficient des aides humanitaires ne dépassent selon les documents mêmes du Polisario guère 46.000», a précisé cet ancien dirigeant du Polisario, plus connu dans les camps de Tindouf sous le pseudonyme d’«Ahmed Felipe». «C’est le Croissant-Rouge sahraoui qui est en charge de la distribution des aides à la fin de chaque mois aux populations des camps», a dit Oud Ali Salem, dans une interview diffusée jeudi par la chaîne Al Oula dans son journal du soir. Il a précisé que «le nombre des bénéficiaires selon les documents mêmes du polisario ne dépasse guère 46.000 personnes ni plus ni moins». L’ancien dirigeant du Polisario a, à cet égard, appelé la communauté internationale et les associations de défense des droits humains à ouvrir une enquête sur les crimes commis par le Polisario dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien. «Ces camps ont été, depuis longtemps, et sont encore le théâtre de drames et de calvaires subis par les séquestrés. Les enlèvements n’ont jamais cessé depuis les premiers jours», a affirmé Ould Ali Salem. Il a, d’autre part, souligné que le large soutien à l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud a «sérieusement déstabilisé les rangs du Polisario», affirmant que la majeure partie des séquestrés dans les camps appuie le projet marocain qui jouit d’une confiance totale et se distingue par son sérieux. Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem a rejoint le front Polisario en 1975. Il a été affecté à la base «Al Janine Bourzek» en Algérie où il a suivi ses premiers entraînements. Il a ensuite regagné Tindouf où il a été chargé de l’intendance avant d’être nommé à la soi-disant «direction de la sûreté», puis directeur de la sécurité publique du soi-disant «Croissant-Rouge sahraoui». Fadel Ould Ali Salem a ensuite été nommé «chef de sureté de la 3ème zone militaire» relevant des renseignements civils dans les camps.

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