«Coopération soutenue»

«Coopération soutenue»

La nouvelle vision marocaine de la coopération interafricaine est en rupture avec l’approche traditionnellement adoptée dans cette partie du monde à savoir tout construire sur la base d’alliances politico-militaires. Depuis que les pays africains ont commencé à accéder à l’indépendance, les relations qu’ils ont tissées entre eux ont toujours été basées sur des intérêts individuels. Chaque chef d’Etat ne voit dans un pays voisin que le soutien qu’il pourrait lui apporter pour pérenniser son pouvoir ou la menace qu’il pourrait constituer pour son régime. Aussi, toutes les tentatives de créer des cadres d’union à caractère régional ou continental ont fini par échouer parce qu’elles ont été construites autour d’intérêts individuels et non collectifs. C’est ce qui a donné des naufrages comme l’Organisation de l’unité africaine (OUA) rebaptisée du nom de l’Union africaine et plusieurs autres groupements régionaux qui n’arrivent jamais à concrétiser les objectifs fixés par leurs fondateurs. C’est le cas de l’UMA, la CEDEAO, le CEMAC, l’UEMOA, le COMESA, la CEPGL, l’UFM, le SADC, etc.
Le Maroc du nouveau règne a une approche différente en la matière. Elle est pragmatique, réaliste, ambitieuse et volontariste. Pour SM le Roi Mohammed VI, l’union entre les pays de la région doit être construite autour d’un objectif principal : le développement humain. Cet objectif peut être atteint en conjuguant les efforts de tous les pays membres en utilisant les moyens et le savoir-faire dont ils disposent. Le communiqué conjoint rendu public au terme de la visite royale en Guinée équatoriale, tout en rappelant l’organisation à Rabat, en 2007, de la Conférence africaine sur le développement humain, indique que Malabo a tenu «à confirmer la volonté du Maroc à contribuer à l’épanouissement de l’Homme africain qui constitue la base du développement». Entre Rabat et Malabo, il est clair que les points de vue en matière de coopération convergent parfaitement. C’est pour cette raison que la visite royale a donné lieu à des projets qui vont certainement servir de modèle en matière de coopération Sud-Sud.
Une coopération dont le Maroc a installé les bases lorsque SM le Roi a pris la décision d’annuler la dette des pays africains les moins avancés à l’égard du Maroc et de supprimer les barrières douanières pour faciliter l’accès des produits de base de ces pays au marché marocain. Sans oublier toutes les actions de bonne volonté que le Maroc a menées bénévolement dans certains pays africains et que le communiqué maroco-équato-guinéen rappelle en citant «les domaines des infrastructures, de l’habitat, de la santé, de l’éducation et de la formation des cadres, de l’électricité et des télécommunications ainsi que les pluies provoquées».
Une approche que l’on ne peut qualifier mieux que le communiqué conjoint qui la définit comme étant «une coopération interafricaine soutenue et entreprenante».

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