Copenhague : pour un nouvel accord écologique

Sa Majesté  le Roi Mohammed VI a exhorté la communauté internationale à «agir maintenant» pour conclure un nouvel accord écologique et pour la mise en place d’une institution environnementale internationale «forte». «Parce que le phénomène a atteint un seuil critique de dangerosité, Nous exhortons la communauté internationale à agir maintenant pour mettre au point un nouvel accord écologique prévoyant des décisions concrètes et volontaristes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et fondé sur le principe des responsabilités communes mais différenciées», a affirmé SM le Roi dans un message adressé aux participants au Sommet mondial sur le climat qui s’est tenu à Copenhague, et dont lecture a été donnée jeudi par le Premier ministre, Abbas El Fassi. Le Souverain a fait remarquer que ce contrat ne peut être «juste et équitable» que si les pays développés assument leurs responsabilités écologiques «historiques», en prenant des mesures «substantielles, audacieuses, contraignantes, chiffrées et pragmatiques, assorties de calendriers précis en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre».
SM le Roi a relevé que les pays en voie de développement, surtout ceux menacés dans leur existence, ainsi que le continent africain, qui souffre plus que d’autres des effets des changements climatiques sur leur développement, doivent pouvoir disposer de mécanismes de financement «suffisants, stables et prévisibles», permettant d’en atténuer les effets néfastes, précisant que ces mécanismes devraient servir à financer leurs programmes en matière d’adaptation, et à faciliter le transfert vers ces pays des technologies nouvelles qui leur permettront de participer à l’effort global de lutte contre les dérèglements climatiques. SM le Roi a également appelé à la mise en place d’une institution environnementale internationale «forte» et dotée d’autorité scientifique et morale. Le Souverain a souligné que le contexte international est agité par de graves crises financières et économiques et que pour faire face à leurs effets pervers sur les politiques environnementales, il importe d’inscrire l’unification du cadre institutionnel écologique international «au cœur de la reconfiguration profonde de la gouvernance mondiale».

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