De jeunes algériens en colère saccagent des lieux publics

Quelque 2.000 jeunes ont saccagé et incendié samedi des édifices publics à Aïn Salah, dans la région de tamanrasset (1.900 km au sud d’Alger), rapporte dimanche le quotidien arabophone Ech-Chourouk. La colère de ces jeunes, chômeurs pour la plupart, a été provoquée par le comportement du bureau de main d’oeuvre de cette localité qui aurait privilégié le recrutement de personnes originaires du nord du pays au détriment de ceux du sud pour travailler dans le secteur pétrolier, selon le journal.
Le recrutement dans les sociétés pétrolières étrangères installées dans le Sahara algérien est particulièrement recherché en raison des salaires élevés et d’autres avantages. Ces jeunes ont incendié les sièges de la mairie, de la sécurité sociale, la poste, une banque, et deux voitures dont celle du sous-préfet, précise la même source, ajoutant que les émeutiers étaient dirigés par une « association de défense des jeunes ». Le journal indique également que les forces de sécurité ne sont pas intervenues, abandonnant la ville aux émeutiers. le 16 avril, des jeunes chômeurs, mécontents du recrutement pour la construction d’un gazoduc, avaient détruit des bâtiments publics à El-Menea (800 km au sud d’Alger). Ils protestaient contre le recrutement, jugé discriminatoire, de la société américaine Bechtel, chargée de la réalisation d’un gazoduc de 800 km, destiné à relier les champs gaziers d’Aïn-salah à ceux d’Hassi R’mel.

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