Décryptage : Cembrero invente encore une fois un comité…

Il y a quelques années, en avril 2004, la Cour d’appel de Casablanca avait statué sur une plainte introduite par le journaliste espagnol d’El Pais, Ignacio Cembrero, contre trois journalistes d’Aujourd’hui Le Maroc, Khalil Hachimi Idrissi, Abdellah Chankou et Omar Dahbi, en acquittant ces derniers. La Cour présidée, à l’époque, par l’honorable juge Me Mustpha Farès, avait retenu entre autres comportements douteux du journaliste espagnol le fait qu’il avait publié un faux communiqué qu’il a attribué à un «Comité des officiers libres marocains» inexistant et que le correspondant d’El Pais avait lui-même inventé. Suite à ce jugement où Cembrero a perdu par la force de la chose jugée toute crédibilité professionnelle en tant que journaliste, des voix manipulées localement s’étaient élevées pour le défendre et exiger sa réhabilitation. L’histoire a démontré, quelques années plus tard, que la publication par El Pais de l’article de son correspondant à Rabat affirmant l’existence d’un «Comité des officiers libres» faisait partie d’un complot réunissant plusieurs parties étrangères avec des relais locaux et qui avaient pour objectif de déstabiliser le Maroc en portant atteinte à la morale de ses forces armées. On ne peut pas s’empêcher de se rappeler de cette affaire, aujourd’hui, en voyant comment ce même journaliste refait le même coup en inventant, encore une fois, un faux communiqué émanant d’un faux comité. Mais cette fois, c’est son journal lui-même qui reconnaît la faute du journaliste et retire ledit texte de sa base de données sur le net après la réaction du ministre de la Communication, Khalid Naciri. S’exprimant lors d’un point de presse, samedi, le ministre avait dénoncé le comportement anti-déontologique de certains journalistes espagnols et cité dans ce cadre «le cas du journaliste d’El Pais, Ignacio Cembrero, qui s’est permis, également, de publier sur le site de son journal, un communiqué inexistant attribué à une coordination du campement de Laâyoune, réclamant «l’autodétermination du peuple sahraoui», avant de retirer cette fausse information plusieurs heures plus tard, et après que le mal eut été fait». Cembrero récidive ainsi sept ans plus tard et refait le coup du faux communiqué. Peut-il, aujourd’hui, encore se réclamer d’une crédibilité professionnelle et d’une rigueur éthique, qu’il n’a jamais eues d’ailleurs ? Non. Il ne peut pas le faire. Mais, il tentera de s’inventer encore des histoires à dormir debout pour se refaire une virginité professionnelle. N’a-t-il pas, récemment, prétendu que les services secrets algériens auraient mis un mouchard sur son ordinateur pour l’espionner ? C’était tellement ridicule que personne ne lui a accordé de l’importance. Car on savait partout que c’était juste une manière naïve de vouloir convaincre les Marocains qu’il n’est pas aussi ami avec les ennemis du Royaume comme tout le monde le sait. Étonnant comment, même à forte dose, le ridicule ne tue plus !

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