Décryptage : laisser faire le temps

Mohamed Abdelaziz, le chef des séparatistes de Tindouf est de moins en moins lucide. L’âge et la maladie dont il tente de garder le secret depuis des années commencent à peser sur sa manière de penser. En plus, être un président virtuel d’un Etat chimérique est une chose qui perturbe indéniablement l’équilibre psychique d’un être humain quel qu’il soit. Au terme d’un séjour médical déguisé en visite officielle à Valladolid en Espagne, il a accordé un entretien à un journal local dans lequel il donne toutes les preuves de son instabilité intellectuelle. Ses dires ne sont plus qu’une série de délires. D’abord, il affirme au journaliste que, pour l’Onu, le Sahara est toujours sous souveraineté espagnole et que le Maroc n’est qu’une puissance de colonisation qui administre le territoire. Il s’agit là évidemment d’une idée ridicule que les services algériens semblent avoir trouvée dernièrement pour pousser des activistes espagnols à aller faire de la provocation à Laâyoune. Mais, qu’un supposé leader le dise est vraiment stupide car il suffit de lui rappeler qu’il existe quelque chose qui s’appelle «le traité de Madrid». Qu’il le lise, lui et tous les abrutis qui se sont réunis à Alger pour faire cette «trouvaille», pour se rendre compte de la stupidité de leur idée. Ensuite, il parle de la reprise de la guerre et affirme qu’il n’arrive plus à faire patienter les siens qui ont hâte, dit-il, de reprendre les armes contre le Maroc. il ajoute aussi une menace ferme à l’égard du Maroc et de l’Onu en indiquant qu’il attendrait fin avril  2011et que si les choses ne bougent pas en faveur du Polisario, la reprise des armes sera sérieusement envisagée. Faut-il une plus grande preuve de l’instabilité psychique du type ? Certainement, non. Car, si le séparatiste en chef pense sérieusement qu’il est capable de déclencher une guerre quand il voudra, c’est qu’il est vraiment dépassé par l’évolution des choses à travers le monde. Outre le fait qu’il n’a jamais été souverain dans la décision de faire la guerre comme dans l’obligation de l’arrêter, puisqu’il n’est qu’un pion que l’on fait bouger depuis Alger, il est clair que permettre qu’une guerre soit déclenchée dans cette région du monde et précisément contre est une chose qui est géopolitiquement l’idée la plus exclue et la plus combattue par les puissances du monde entier. L’entretien de Mohamed Abdelaziz révèle ainsi un personnage vieux et politiquement fini. Un vieil homme qui radote. Et en le lisant, on comprend que si le dossier du Sahara n’avance pas c’est parce que de l’autre côté nous avons affaire à deux vieux politiques qui ont du mal à sortir des années 1970, Mohamed Abdelaziz et Abdelaziz Bouteflika. Un problème que seul le temps est capable de résoudre.

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