Décryptage : «Pays en promesse de développement»

Décryptage : «Pays en promesse de développement»

Les quelque 200 pays que compte la planète ont toujours été classés en trois catégories: ceux qui sont développés, ceux qui sont en voie de développement, et ceux qui sont sous-développés. Toutefois, un nouveau genre vient de voir le jour depuis l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat algérien.
En effet, le président Bouteflika a inventé un nouveau concept qui s’appelle «les pays en promesse de développement». Il s’agit d’une catégorie de pays qui ne sont pas développés, qui ne sont pas en voie de développement, et qui ne sont pas sous-développés non plus. Ils stagnent. Ils ne changent pas et ne veulent pas changer. Et leurs dirigeants ne font que promettre le développement. Ils sont tout le temps en train de dire à leurs peuples : «Le pays va se développer». Mais, ils n’entreprennent aucune action pour y parvenir. Il y a beaucoup de pays qui se trouvent dans cette situation, mais le cas de l’Algérie fait école dans ce domaine. Car, dès son élection à la tête de la République algérienne en 1999, Bouteflika n’a cessé de répéter que son programme était de sortir l’Algérie de sa léthargie et que le gouvernement avait les moyens de le faire. Mais, son premier mandat passe sans qu’il tienne sa promesse. Pourtant, en 2004, il est réélu.
Le peuple algérien s’était dit que, peut-être cette fois-ci, il allait tenir sa promesse. Mais, ce ne fut pas le cas. Il a juste trouvé une manière de relifter sa promesse de développement. Ayant observé comment le Maroc était en train de réussir la mise en application de l’INDH, il a inventé, fin 2007, «Le Plan de relance économique» que le peuple algérien a applaudi. Malheureusement, le plan n’a jamais vu le jour.
Aujourd’hui, après avoir été «élu pour un troisième mandat, il s’est retrouvé dans l’obligation de relifter encore une fois sa «promesse de développement». Le plan de 2007 dit «Plan de relance économique devient le «Programme de relance quinquennal» que son gouvernement affirme avoir doté de 150 milliards de dollars. Selon ce nouveau plan, le peuple algérien aurait rendez-vous avec le développement en 2014. Ça coïncide, évidemment, avec les élections présidentielles.
Il faut s’attendre alors, si le destin le permettra, à de nouvelles promesses de développement. Et après, rebelote.

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