Décryptage : Une Bayâ renouvelée par les urnes

Le peuple marocain a parlé. La majorité des citoyens a choisi de se déplacer aux collèges électoraux et de dire «Oui» à la nouvelle Constitution du Royaume. La sagesse marocaine a encore gagné. Mais cette fois, ce sont deux victoires en une qu’elle a remportées. La première est celle du choix de la participation. En allant voter, les Marocains ont répondu «Non» à ceux qui les appelaient à boycotter le scrutin référendaire. La deuxième est celle de l’adhésion au projet de changement face à ceux qui appelaient à son rejet. Le message est clair : «le peuple s’attache à ses valeurs et à sa stabilité». Un grand échec pour ceux qui aspiraient à voir le Maroc s’engouffrer dans un engrenage d’instabilité et d’incertitude. Le choix des Marocains est simple : faire la révolution avec et sous la direction de leur Roi.
Mais, au-delà de ce message express, le vote du vendredi 1er juillet – désormais un jour historique – il existe une autre lecture qu’il est important de soulever. Il s’agit de la première fois que les Marocains votent une réforme constitutionnelle sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Et le vote n’a pas lieu dans une situation ordinaire. Le scrutin a été organisé dans un climat marqué par des perturbations régionales violentes et d’une tentative d’importer ces dernières en interne. Le contexte dans lequel s’est déroulé le premier référendum constitutionnel du Souverain est donc assez particulier. D’où la haute signification politique du résultat. Ainsi, on peut dire que le scrutin du 1er juillet 2011 est un renouvellement de la Bayâ (Allégeance) de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Si le 30 juillet 1999, le Souverain justifiait d’une légitimité à la fois constitutionnelle, religieuse, historique et populaire, les analystes et les observateurs internationaux devront aujourd’hui reconnaître dans les résultats du scrutin référendaire une «légitimité électorale» qui constitue un revers certain pour tous ceux qui cherchaient à faire douter l’opinion publique internationale quant à l’attachement du peuple marocain à ses valeurs et ses acquis cumulés depuis plus de douze siècles.  Le citoyen a parlé dans les rues en manifestant son soutien au projet référendaire révolutionnaire annoncé par son Roi et le jour du référendum, il a ratifié ce soutien par l’acte de vote. La messe est dite.

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