Décryptage : «…Va donc, toi et ton Seigneur…»

Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a-t-il un plan B? L’inspecteur général de la police polisarienne dans les camps de Tindouf, qui a choisi de défendre la proposition marocaine d’autonomie élargie comme solution au conflit du Sahara, est, depuis des semaines, bloqué à Zouérate en Mauritanie. Le Polisario et les services de sécurité militaire algériens refusent de lui permettre de rentrer à Tindouf. Il ne peut donc pas mettre en œuvre son projet d’aller plaider en faveur du plan d’autonomie auprès des siens. C’est l’impasse. Le Maroc et ses forces politiques ont appelé, dans des communiqués, les instances et les organisations internationales à aider M.Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud à regagner les camps et à se réunir avec sa famille. Pendant plusieurs jours, on a assisté à une véritable cascade de communiqués reprenant les mêmes termes et utilisant le même ton pour appeler à «la protection» de l’unique dirigeant polisarien qui a eu le courage et le mérite d’afficher son adhésion au plan de solution marocain sans renier pour autant son appartenance au Polisario. Mais, le problème est que l’action des forces politiques nationales s’est limitée à diffuser des communiqués qui ont été repris par les médias nationaux. On dirait que l’on les produit juste pour la consommation interne alors que l’objectif est d’associer les efforts de tous pour faire entendre la voix du Maroc à l’étranger. Aucune formation politique n’a pris l’initiative de dépêcher une délégation auprès des partis politiques étrangers influents avec lesquels elle entretient des relations d’amitié ou de proximité idéologique. L’Istiqlal, qui se vante souvent d’être l’unique formation ayant un canal de communication avec le parti populaire espagnol, n’a pas jugé opportun d’entrer en contact avec «ses amis» espagnols. L’USFP n’a pas envoyé ses jeunes faire une tournée auprès des jeunesses des partis de l’international socialiste pour expliquer «le cas Mustapha Salma». Pour le cas du PJD, rien de meilleur pour décrire son cas que de rappeler le verset 24 de la sourate Al Maïda : «…Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes». C’est le cas aussi de tous les partis politiques : l’attentisme et le manque de créativité. Ils attendront peut-être que le PAM prenne l’initiative de l’action pour faire pareil. Lamentable !

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