Efficacité énergétique : Le Maroc fait un très bon cas d’école

Efficacité énergétique : Le Maroc fait un très bon cas d’école

«La hausse du baril est aussi une opportunité pour apprendre à consommer mieux. Le plan d’efficacité énergétique lancé par le Maroc est un très bon cas d’école». C’est ce que vient de déclarer Chakib Khelil, président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ministre algérien de l’Energie, dans une interview accordée à la revue mensuelle «Economie Entreprises». En effet, ce plan d’efficacité énergétique est en cours d’exécution. Le passage à GMT+1 est l’une des dispositions de ce plan qui prévoit également la généralisation des lampes à basse consommation (LBM) et des chauffe-eau solaires notamment dans les bâtiments publics. Il est aussi question de rationalisation de l’éclairage public et de l’intensification des audits énergétiques ainsi que d’une tarification incitative à la réduction de la consommation.  En saluant ce programme d’efficacité énergétique, le président de l’OPEP a mis l’accent sur la coopération dans le domaine de l’énergie, surtout dans une conjoncture internationale marquée par une hausse vertigineuse des prix de l’or noir. Les cours du brut américain ont atteint un prix record de 135,09 dollars le 22 mai dernier. «La coopération régionale et l’interconnexion sont une source d’économie. Lorsqu’on n’en a pas les moyens, pourquoi construire une centrale électrique si on peut utiliser l’excédent du pays voisin?» s’interroge-t-il. «Un marché maghrébin, c’est une taille critique pour faire beaucoup de choses. S’il y a une chose à faire dans ce sens, c’est dans l’électricité. À travers plusieurs associations régionales, nous œuvrons actuellement pour créer une interconnexion électrique maghrébine, et nous menons des études pour la création d’un pipeline méditerranéen», ajoute-t-il.  En réponse à une question sur le Medgaz, le ministre algérien de l’Energie pense que ce projet est «une affaire purement économique». «Il entre dans le cadre de la diversification des points d’entrée sur nos marchés. Le Medgaz est construit à une profondeur de 2.200 mètres, sur une distance plus courte qu’en passant par le Maroc, et nous ne payons pas de redevances de transit», a noté le président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

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