Élections : le Sénégal entre en campagne

Élections : le Sénégal entre en campagne

Une semaine s’est écoulée après le lancement officiel au Sénégal de la campagne pour la présidentielle du 25 février. Une première étape durant laquelle les quinze candidats en lice ont présenté les grandes lignes de leur programme.
La campagne s’intensifie au fil des jours dans l’ensemble du territoire sénégalais et le périple des candidats fait la Une des principaux journaux.
«Les quinze candidats à la course pour la présidentielle n’ont pas observé de round d’observation. Passes d’armes aussi bien verbales que physiques ont marqué cette première semaine de campagne», écrit le journal sénégalais "Le Matin" dans son édition du lundi 12 février.
Pour la Coalition alternative 2007, qui regroupe plusieurs partis d’opposition, ces premiers jours de la campagne ont été «satisfaisants». Ce groupement, dont le principal candidat n’est autre que Moustapha Niasse, l’un des principaux dirigeants de l’Alliance des forces de progrès (AFP), appelle au changement de la politique du pays tout en critiquant le bilan du président Me Abdoulaye Wade.
Candidat à sa propre succession, Abdoulaye Wade est allé à la rencontre de la presse de son pays, vendredi dernier, question de remettre les pendules à l’heure. Satisfait de lui-même et de son bilan, Abdoulaye Wade s’est plaint d’une couverture médiatique «trop partielle» de sa campagne présidentielle.
M. Wade a parlé de ses sept ans de pouvoir avec grande satisfaction. Chômage, immigration clandestine, lutte contre la corruption, coût de vie,etc… Sa politique est, selon lui, la meilleure qu’a connue le Sénégal.
«Moi je pense que la faiblesse de mon bilan vient de son succès. Je demande aux Sénégalais de me juger d’après ce que j’ai fait. Et considérant cela, je promets de faire plus», a-t-il déclaré.
Mais c’est pour ses opposants qu’il a eu les mots les plus durs qualifiant les uns de «menteurs» et les autres de «naïfs». M. Wade reconnaît toutefois en Idrissa Seck un challenger, mais un challenger qui lui doit tout.
Pour Idrissa Seck, «il est temps au Sénégal de faire une alternance générationnelle». L’ex-protégé d’Abdoulaye Wade et son ancien Premier ministre, a appelé ses militants et sympathisants à élire le futur président dès le premier tour. «C’est plus sûr, c’est la seule façon d’éviter les fraudes», a-t-il expliqué.
D’ailleurs, tous les concurrents du président sortant disent craindre les éventuelles fraudes. Ils se plaignent aussi d’un manque de transparence. M. Wade a répondu en assurant que le système de vote est des plus fiables étant complètement numérisé. 
«Comment voulez-vous qu’un ordinateur se trompe ? Non. C’est du numérique. Ce système n’est même pas utilisé en France ou aux Etats-Unis. C’est le système le plus parfait que l’on puisse avoir», a-t-il lancé.  

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