Elles sont là, les gazelles

Cette action dont l’objectif premier est de restaurer la faune naturelle dans son milieu originel et d’initier, ensuite, avec la population locale, un processus de développement participatif et durable, a pour ambition de mettre fin au braconnage dans la région.
Le souci étant que le site d’Enjil, qui se trouve à 1500 mètres d’altitude, est recouvert de nappes alfatières, de touffes de romarin et d’armoises. Il est le lieu idéal pour la vie communautaire non seulement des gazelles mais aussi des mouflons à manchette et outardes houbaras, le voeu étant qu’un patrimoine animalier prenne forme et vienne militer en faveur de la création d’un parc naturel englobant les monts de Bouiblane, Bounacer et Tichoukt ainsi que les hauts plateaux couverts d’Alfa.
Mais, pour l’instant, les gazelles dorcas vivent en troupeaux dans un enclos d’acclimatation de 250 hectares qui est le noyau d’une réserve étendue sur 10.000 hectares d’Alfa dont la création est envisagée par la direction régionale des eaux et forêts.
Les gazelles dorcas sont, ainsi, surveillées à distance et ce grâce à un centre d’information édifié à proximité de leur enclos mais surtout à cause des colliers émetteurs qui sont portés par une dizaine d’entre elles.
Fragiles et craintives à la fois, les gazelles dorcas, d’une hauteur de 55 à 65 cm et d’un poids évalué entre 15 et 20 Kg, ne supportent pas le stress, confie un responsable de la direction régionale des eaux et forêts. Pour éviter tous les désagréments intra et extra-muros, elles ont autour du cou, et c’est une première au niveau nnational, des colliers émetteurs qui permettent de suivre leur déplacement, garantir leur protection et donc leur survie.
Ces colliers émetteurs d’un coût évalué à 2800 dollars ont été acquis dans le cadre d’une convention de partenariat entre la direction régionale des Eaux et Forêts et le centre émirati basé à Missour « Emirates CenterWilde Life Propagation ». Ils représentent le moyen le plus judicieux pour veiller, une fois par semaine, sur la vie des gazelles grâce à un matériel de télémétrie embarqué à bord d’un avion ou d’un véhicule.
Des résultats de ce suivi et de la sensibilisation des populations va dépendre le devenir de cette première expérience qui vise la promotion de l’insertion de la gazelle dans son milieu naturel d’autant qu’une cinquantaine de gazelles arrive demain à Enjil pour entamer la période délicate d’acclimatation avec moins d’eau et peu de végétation, a précisé le directeur régional des eaux et forêts.

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