Et la tendresse, bordel!

Certains de nos lecteurs ont pu paraître quelque peu intrigués, voire choqués par l’emploi du mot bordel que nous avons utilisé en titre de Une dans notre édition n°747 du lundi 11 octobre 2004. Si l’idée peut paraître osée, voire selon certains comme scandaleuse, loin de nous cependant l’idée d’user de ce vocable dans son sens premier, qui n’est plus que très rarement utilisé, sauf par les personnes concernées. Le terme qui dérange a plutôt été utilisé dans le sens que définit Le Robert, et selon lequel le mot bordel signifie, au figuré et familièrement, «un grand désordre». Ce qui est le cas chez nos amis de la Mouvance Populaire. Le dictionnaire ajoute quelques expressions où le mot, qui ne choque plus grand monde, est utilisé comme dans «mettre le bordel quelque part», «Quel bordel!», «Sa chambre est en bordel». Ou encore un grand tapage : «Ils ont fait du bordel toute la nuit». Là, le mot s’apparente à boucan ou raffut. Pour la petite histoire, et selon le dictionnaire étymologique, le mot bordel est le diminutif du mot borde. Bordel (petite maison) est devenu bordeaux, que l’italien a transformé en bordello et qui s’est francisé en bordel. Le mot borde désignait au XIIe siècle, en France, une ferme, une maison de campagne, du galloroman borda, issu du francique bord (au sens de la planche). Donc, primitivement, la borda était une cabane de planches.

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