État palestinien : l’espoir renaît

État palestinien : l’espoir renaît

«Nous avons tous les trois affirmé notre engagement pour une solution à deux Etats et nous nous sommes entendus sur le fait qu’un Etat palestinien ne peut voir le jour dans la terreur et la violence», a déclaré la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, à l’issue d’un entretien avec le premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lundi 19 février. Pourtant cette réunion tripartite à Jérusalem n’a pas enregistré de progrès concrets, Israéliens et Palestiniens campant sur leurs positions.
Les discussions ont porté, sur fond de divergences autour de la politique à suivre à l’égard du prochain gouvernement palestinien d’union incluant le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par Israël, Washington et l’Union européenne. C’est la première fois, depuis plusieurs années, que dirigeants israéliens et palestiniens discutent d’un «horizon politique» et du futur Etat palestinien. Les dernières réunions ont été dominées par les moyens de réduire les violences ou d’améliorer la vie quotidienne des Palestiniens.
La «Feuille de route», le plan de paix parrainé par Washington et ses partenaires au sein du Quartette (Europe, Russie et ONU) prévoyait en principe la création d’un Etat palestinien pour la fin 2005.
Les dirigeants palestinien, et israélien ont répété, avec Mme Rice, leur «acceptation» de ce plan, resté lettre morte depuis son lancement à l’été 2003.
«Soucieux de maintenir le nouvel élan diplomatique, MM. Abbas et Olmert sont convenus de se rencontrer à nouveau prochainement», a affirmé Mme Rice.
Pour ce qui est du futur gouvernement palestinien, la secrétaire d’Etat américaine a préféré ne pas faire état des divergences. Elle s’est contenté d’indiquée que les deux dirigeants avaient notamment discuté de «la position du Quartette selon laquelle tout gouvernement de l’Autorité palestinienne doit s’engager à ne pas recourir à la violence, reconnaître Israël et accepter les accords et les engagements passés, y compris la "Feuille de route" ». Le gouvernement palestinien d’union, dont la formation a été confiée à un chef du Hamas, le Premier ministre sortant Ismaïl Haniyeh, est le fruit d’un accord conclu le 8 février à La Mecque.
Le Quartette exige que ce gouvernement reconnaisse explicitement Israël, les accords signés avec lui et renonce à la violence, alors que l’accord de La Mecque stipule simplement qu’il s’engagera à «respecter» les accords passés.
Si M. Abbas a exhorté Washington à donner une chance au nouveau gouvernement, Mme Rice a souligné, elle, que Washington attendait sa formation effective pour se prononcer. Ismaïl Haniyeh, s’exprimant à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet sortant, a pour sa part «regretté que l’administration américaine se comporte toujours selon la logique de l’isolement et du boycott qui a démontré sa faillite».

Olmert s’engage à maintenir des contacts avec Abbas

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s’est engagé lundi à maintenir le contact avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. «Nous devons maintenir une communication avec les Palestiniens, et le seul conduit possible est le président palestinien», a-t-il déclaré lors d’une réunion des parlementaires de son parti Kadima. Il a précisé que les contacts porteraient sur les moyens d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens.

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