Forum social mondial de Dakar : Des intellectuels s’opposent au séparatisme

Des voix libres et sincères de plusieurs intellectuels et acteurs de mouvements sociaux au Forum social mondial de Dakar (6-11 février) ont tenu à témoigner de leur opposition au séparatisme et au morcellement des Etats et plaider pour l’union et l’intégration comme voie salutaire pour les pays du continent africain. Ayant assisté aux nombreux débats initiés par les acteurs de la société civile marocaine sur la question du Sahara et la proposition d’autonomie, des intervenants de divers horizons et nationalités ont estimé que le séparatisme n’est plus d’actualité dans le monde d’aujourd’hui, où l’espace européen s’est érigé en puissance majeure grâce à l’intégration et au moment où l’Afrique s’apprête à emprunter la même voie avec le rêve des «Etats-Unis d’Afrique». Le Palestinien Gaby Jammal, écrivain, politologue et réalisateur, qualifie les conflits séparatistes actuellement de «non-sens» et d’hérésie d’un autre âge.  L’enjeu actuel pour le monde arabe est de pouvoir fédérer les efforts, s’unir et faire front commun pour s’assurer une place de choix dans un monde résolument orienté vers les regroupements et les grands espaces économiques, a-t-il expliqué. Le monde arabe a été toujours perdant dans les conflits séparatistes, a-t-il rappelé. Et d’évoquer le cas de l’Erythrée qui s’est précipitée dans le giron d’Israël dès l’obtention de son indépendance envers l’Ethiopie, ainsi que le Kurdistan d’Irak et le Sud- Soudan qui ne manqueront pas de s’engager sur la même voie en tournant le dos au monde arabe. «Il est temps que cesse cette hémorragie qui risque de précipiter le monde arabe dans des conflits stupides et marginaux, diluant du coup les efforts des bonnes volontés et désarmant cette communauté face à ces véritables défis», a-t-il dit. Le séparatisme ne peut être qu’un corollaire de déchirement, de drames et de situations d’impasse. En ex-Yougoslavie, même  si les frontières des petits Etats ont été dressées, les tensions sont toujours vivaces et des années après l’éclatement du pays, les forces internationales de maintien de la paix sont toujours sur les lieux, a-t-il souligné.

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