France-Maroc : une relation exemplaire

France-Maroc : une relation exemplaire

C’est dans l’antichambre du Matignon que Driss Jettou et son homologue français, entourés de leurs ministres respectifs, ont présenté en milieu d’après-midi du lundi, les résultats du 8ème Sommet franco-marocain.
Après les discours et les cérémonies de signature, les deux hommes se sont prêtés au jeu des questions-réponses.
Driss Jettou a été ainsi interpellé sur la question de «l’immigration choisie », thème cher à Nicolas Sarkozy. «C’est un concept français, chez nous au Maroc on préfère parler d’immigration organisée», rétorque le Premier ministre.
A ce propos, le Maroc et la France ont réaffirmé leur détermination à œuvrer de manière concertée sur l’ensemble des questions relatives au flux migratoire. Les deux Premiers ministres ont marqué l’importance qu’ils attachent à la mise en œuvre du Document-cadre de partenariat (DCP) signé à l’occasion de la deuxième édition du Conseil d’orientation et de pilotage du partenariat (COPP), tenu à Paris le 13 juin dernier. Ce programme définit les secteurs de concentration de leur coopération pour les cinq prochaines années. A propos de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), le Premier ministre français évoquera le relèvement substantiel du concours français au développement du Maroc à travers l’AFD (Agence française de développement). Cette contribution d’à peine 50 millions d’euros au début de cette décennie est portée à 460 millions d’euros entre 2007 et 2009. «Nous voulons rester le premier partenaire du Maroc», poursuit M. de Villepin. Les deux chefs de gouvernement ont fait état d’une convergence de vue sur les questions régionales et internationales. L’importance fondamentale de la relation du Maroc avec l’Union européenne a été soulignée dans toutes ses dimensions politique, économique, migratoire, sociale et culturelle. Cette relation exemplaire entre les deux pays se renforce en outre d’un volet économique important. La plupart des accords et conventions signés entre les deux pays vont dans ce sens. «Pas de risques que ces protocoles soient remis en cause par le prochain gouvernement français, assure», M. de Villepin en s’appuyant sur le principe de la «continuité républicaine ». Du TGV, il en sera beaucoup question durant ce sommet intergouvernemental.
Interrogé sur les échéances, le Premier ministre marocain a déclaré que les «études sont en cours ». Ce volet a fait l’objet d’un mémorandum d’entente consacrant l’octroi d’un fonds d’appui et de soutien de 750.000 euros pour les études détaillées du premier tronçon du TGV Casablanca-Marrakech. Les deux Premiers ministres n’ont néanmoins pas évoqué la question de l’Open Sky, sans doute l’un des rares sujets de divergence entre les deux pays.  Après la rencontre à l’Elysée et à Matignon, ces retrouvailles se sont  prolongées par la réunion du groupe d’impulsion économique entre les deux pays, puis, le mardi par la réception de Driss Jettou par le MEDEF.   

Les Principaux accords et protocoles signés

-Enveloppement de financement de l’AFD à hauteur de 460 millions d’euros.
-Financement (suspendue à la demande du Maroc) du projet du  Tramway de Rabat à hauteur de 150 millions d’euros.
-Reconduction pour un an et demi du groupe d’impulsion entre les deux pays. Ce groupe est présidé par Jean René Fourtou et Mustapha Bakkoury.
-Adjudication à Pizzorno par la wilaya de Rabat de la décharge d’Oum Azza (30 millions d’euros).
-Différents accords sur le transport ferroviaire, la formation, le micro crédit et la santé.

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