Grippe aviaire : les critiques de la FAO

Le gouvernement marocain a interdit l’importation des oiseaux et de la volaille en provenance de pays frappés par la grippe aviaire, a annoncé mercredi le ministre marocain de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah. S’exprimant devant les députés, il a indiqué que cette interdiction fait partie d’un train de mesures visant à empêcher l’entrée de la maladie dans le pays.
Le gouvernement a, entre autres, décidé de renforcer le contrôle des oiseaux migrateurs, de la volaille et de mettre en place un stock national de moyens de prévention.
M. Biadillah a déclaré que le Maroc se prépare depuis fin 2003 à faire face à une épidémie de la grippe aviaire, affirmant que le pays n’a pas encore enregistré un seul cas d’infection animale ou humaine.
"Notre volaille se porte bien et les oiseaux migrateurs sont contrôlés de manière permanente", a-t-il dit.
Pour sa part l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a critiqué jeudi les interdictions préventives d’importations de la volaille de pays non infectés par la grippe aviaire,  estimant que ces mesures exacerbent la vulnérabilité des marchés.
Les pays qui interdisent " arbitrairement " l’importation de produits  avicoles en provenance des pays non infectés "ne font qu’exacerber la  vulnérabilité des marchés à l’égard des chocs de prix", a affirmé la FAO dans  un communiqué.
Ces interdictions, ne faisant pas la distinction entre les pays infectés et  les pays non infectés, sont contraires à l’esprit de l’OMC, aux normes énoncées  par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et aux recommandations de  la FAO, a affirmé l’organisation basée à Rome.
Selon le communiqué, l’influenza aviaire n’est pas une maladie d’origine  alimentaire et le virus meurt à la cuisson à température normale. " Il n’y a  aucun risque d’attraper la grippe aviaire en mangeant de la volaille et des  oeufs bien cuits".
Les répercussions du comportement des consommateurs face aux  flambées  potentielles de la grippe aviaire, poursuit le communiqué, se sont déjà fait  sentir sur les industries d’Europe et d’autres pays.
Dans l’Union européenne, la réaction a été mitigée: en Allemagne, aucun  changement n’a été observé, tandis qu’en Italie, la consommation de la volaille a  chuté de 40 %.

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