Habib Belkouch critique les déclarations de Benkirane

Le président du Centre d’études en droits humains et démocratie, Habib Belkouch, a vivement critiqué les propos du SG du PJD, Abdelilah Benkirane, qui a affirmé devant le 11-ème Congrès national du MP, que seuls quatre partis nationaux peuvent se prévaloir de la légitimité au Maroc. «Des déclarations de cet ordre nuisent aux principes qui président à l’action politique au sein de la société», a estimé M. Belkouch, également secrétaire général du «Mouvement de tous les démocrates». Selon M. Belkouch, qui était l’invité, mardi, de l’émission «Hiwar» diffusée sur Al Oula, ce qu’a dit le SG du PJD «n’est pas représentatif des valeurs authentiques que défendent les Marocains». Il a estimé que le galvaudage de l’action politique ne servira pas les partis et la démocratie et n’aidera pas à redonner confiance aux Marocains dans la chose politique. Les partis politiques au Maroc sont régis par des lois et des règles inscrites dans leur acte constitutif et puisent leur légitimité dans le scrutin, a rappelé le SG du «Mouvement de tous les démocrates». «La voie de la démocratie au Maroc est un choix stratégique au Maroc depuis l’indépendance et la démocratie dans ce pays se prévaut d’une légitimité, d’institutions constitutionnelles et de règles juridiques qui en assurent la pérennité», a insisté le président du Centre d’études en droits humains et démocratie. M. Belkouch a affirmé qu’il n’y a pas de place au dérapage en matière de pratique politique, dans la mesure où le responsable politique peut être questionné et devra rendre des comptes pour tous les actes qu’il entreprend, sachant que l’exercice de l’action politique constitue une responsabilité dans un Etat de droit. Dans ce contexte, il a indiqué que le PAM ne fait pas dans le tapage à ce propos. M.Belkouch a estimé que le fait de se revendiquer d’une période déterminée de l’histoire n’est plus aujourd’hui à propos et que les Marocains, quand ils se sont mis d’accord en 1998 pour mener une expérience nouvelle et ont approuvé la constitution de 1996, avec l’adhésion des différentes forces politiques agissantes, ont fait leurs de nouvelles règles en matière de pratique démocratique qui consistent désormais à se référer aux résultats du vote des électeurs.

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