Hip-hop et politique au festival de la Rose

Hip-hop et politique au festival de la Rose

Bigg, Hoba Hoba Spirit, Fnayer… l’USFP découvre en le hip-hop le chemin le plus court vers le cœur et l’esprit de la jeunesse. Finis les discours exaltés et les débats politiques enflammés. Aujourd’hui, il semblerait que c’est la musique qui mobilise. En atteste la grande place qu’occupe cette forme d’expression dans la programmation de la première édition du festival "Printemps de la Rose" qu’organise l’USFP. Outre la «musique des jeunes», le programme du festival prévoit également des troupes d’art populaire venues de toutes les régions du Maroc, de la musique populaire, Nass El Ghiwane, Tagada et autres, de la musique moderne et des activités pour enfants. Au total, environ 300 artistes, ceux nationaux de renom et de jeunes révélations, seront au rendez-vous pour «promouvoir les valeurs de la modernité, d’humanisme, de la tolérance et du progrès». Le festival est placé sous le signe de la rose pour «célébrer la vie et la joie contre toute forme de désespoir et d’appréhension», explique son président, Mohamed Guessous. L’objectif de la manifestation étant de créer «une nouvelle culture (…). Le programme interpelle aussi bien la raison que les sentiments», ajoute ce membre du bureau politique de l’USFP.
Pour Mohamed Elyazghi, chef de file des socialistes, la manifestation entre dans le cadre de la nouvelle politique d’ouverture du parti et constitue une concrétisation des recommandations de son dernier congrès. Avant d’aborder les débats politiques qui auront lieu en marge de ce festival, le Premier secrétaire de l’USFP s’est dit satisfait de la qualité et du nombre des nouveaux militants qui ont rejoint le parti à l’occasion de sa campagne d’ouverture.  Des rencontres-débats seront en effet tenues dans des stands appropriés. Elles accueilleront diverses personnalités, mais ce sont les cadres du parti qui en animeront les plus importantes. Ainsi, en plus d’une «rencontre à bâtons rompus» avec M. Elyazghi, deux autres «ateliers de citoyenneté» sont prévus. Le premier sera animé par Fathallah Oualalou et Nezha Chekrouni et sera axé sur les «questions du Maroc de demain». Pour le second atelier, il sera question de la société et la politique et sera dirigé par Abdelouahed Radi et Driss Lachgar. Le but de ces rencontres étant «d’écouter les citoyens, de réfléchir ensemble sur l’avenir du Maroc et d’essayer de répondre aux questions de l’heure», affirme M. Elyazghi. « Ce sera notre façon de fêter l’Aïd al Maoulid», ajoute-t-il en précisant que, par respect des traditions, le festival marquera une pause samedi à 19h pour reprendre le lendemain.
Il refuse, par ailleurs, que l’on considère la manifestation comme étant une précampagne électorale. «Nous ferons notre campagne en son temps, armés de nos réalisations en tant que parti au gouvernement et des nouveautés qu’apportera notre programme politique», tranche-t-il. La préparation de ce programme a duré 8 mois, précisent les organiseurs qui refusent pour le moment de s’exprimer sur le budget du festival. La manifestation est organisée par une association créée ad hoc, précise M. Guessous, et un commissaire aux comptes sera désigné. Une agence de communication a été également mise à contribution. Le festival sera organisée chaque année, dans d’autres villes, mais «il faudra du temps pour trouver un rythme de croisière qui convient aux spécificités et besoins du parti», affirme-t-on auprès de l’organisation. Pour le moment, l’USFP espère une participation massive de la jeunesse et lui réserve un parmi les nombreux stands prévus pour l’occasion.

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