Interpellation de journalistes marocains à Alger : condamnation du traitement inhumain des deux reporters

La direction de l’hebdomadaire «Assahrae al Ousbouiya» a condamné avec force et dénoncé «le traitement inhumain» dont ont été victimes dernièrement ses journalistes à l’aéroport d’Alger de la part des autorités algériennes. Hicham El Medraoui et Mohamed Laghrous comptaient se rendre dans les camps de Tindouf pour suivre l’affaire de l’enlèvement de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud par des milices armées du polisario, dans le sud-ouest algérien, et réaliser un reportage sur le quotidien de la population séquestrée dans les camps de Tindouf. La direction de l’hebdomadaire demande, dans un communiqué, à toutes les instances internationales de «faire pression sur l’Algérie afin que tous les journalistes marocains ou internationaux puissent entrer librement dans les camps de Tindouf et accomplir leur mission dans les meilleures conditions». Elle a également décidé de reformuler dans les prochains jours sa demande aux autorités algériennes afin que ses journalistes puissent repartir vers les camps de Tindouf. Le conseiller politique, le chargé des relations avec la presse et un autre diplomate à l’ambassade d’Algérie à Rabat avaient reçu l’un des journalistes de l’hebdomadaire, Mohamed Laghrous, durant plus de 30 mn le 23 septembre dernier sans formuler d’objections quant à la mission qu’ils comptaient accomplir à Tindouf, rappelle le communiqué. «Le mercredi 29 septembre, la direction de l’hebdomadaire a contacté le chargé des relations avec la presse de l’ ambassade algérienne qui lui a signifié qu’Alger ne voyait aucun inconvénient quant à cette mission», poursuit la direction de l’hebdomadaire, ajoutant qu’à «notre grande surprise, les forces de sécurité algériennes ont interpellé les deux journalistes à leur descente d’avion à 13h00, confisqué leurs passeports, billets d’avion puis enfermés dans une salle sous surveillance policière». Les deux journalistes ont été séquestrés durant 17 heures, obligés à changer de salles à quatre reprises, sans avoir droit ni à boire, ni à manger, ni même à faire leurs besoins naturels, fait observer le communiqué.

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