Jeunes promoteurs : le geste de Oualalou

Jeunes promoteurs : le geste de Oualalou

Fathallah Oualalou vient au secours des jeunes promoteurs. Croulant sous les dettes, ces derniers n’ont cessé de mettre en cause des conditions de financement très contraignantes ainsi qu’une fiscalité pas du tout encourageante. Et c’est que visent justement les dernières mesures mises en place par le ministère des Finances et de la Privatisation en leur faveur. Un communiqué du département de Fathallah Oualalou, rendu public vendredi 31 mars dernier, donne les détails de ces dispositions destinées aux « jeunes promoteurs et jeunes entrepreneurs qui connaissent des difficultés de remboursement concernant la part étatique des prêts octroyés dans le cadre des systèmes ‘’Soutien aux jeunes promoteurs’’ et ‘’Jeunes entrepreneurs’’ ». Des mesures qui, ne manque pas de signaler le ministère, sont mises en place de manière exceptionnelle. Première disposition : un abandon de la totalité des intérêts des prêts accordés. Sont concernés par cette mesure les jeunes promoteurs ayant enregistré des arriérés et qui souhaitent procéder au règlement de la totalité de leur dette pour solde de tout compte. « Le promoteur serait appelé à régler uniquement le principal de la dette », souligne le communiqué du département des Finances. La seconde disposition est quant à elle destinée aux jeunes promoteurs qui souhaitent rembourser un minimum de 25% du principal de la part de l’Etat. Fathallah Oualalou leur propose ainsi un rééchelonnement sur une durée pouvant atteindre 12 années, au taux contractuel, du reliquat de la dette. Un abandon de 50 % des intérêts normaux courus, y compris les intérêts sur différé, et de la totalité des intérêts de retard, est également envisageable. Dans le cas où le jeune promoteur en difficulté n’opte pas pour l’une des deux possibilités précédemment citées, il pourrait bénéficier d’un rééchelonnement sur une période n’excédant pas 12 années au taux contractuel. Il pourrait également être dispensé du paiement des intérêts de retard. Pour bénéficier de l’ensemble de ces mesures, le ministère des Finances et de la Privatisation a fixé une date butoir : le 30 juin 2006. Les jeunes entrepreneurs souhaitant régulariser leur situation devront donc prendre attache avec leur banque avant cette date.

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