La Colombe blanche fête le cinéma méditerranéen

Le rideau a été levé, samedi, sur la 14ème édition du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan. Les organisateurs veulent en faire un évènement de taille du fait qu’il devient, cette année et après plus de vingt ans d’existence comme événement biannuel, un rendez-vous cinématographique annuel.  «Désormais le Festival de Tétouan s’installe dans une nouvelle périodicité annuelle. Un défi, un autre challenge pour faire de cette rencontre cinématographique l’un des hauts faits du 7ème art dans le bassin méditerranéen», a indiqué Mohamed Nabil Benabdallah, président de la Fondation du festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan, qui prend le relais pour l’organisation de ce festival créé par l’Association des amis de Tétouan.  L’ouverture de cette édition s’est distinguée par l’hommage rendu à de grandes figures du cinéma de la Méditerranée notamment l’actrice marocaine, Aïcha Mahmah, l’acteur comique égyptien, Mohamed Henidi et l’acteur espagnol, Imanol Arias.
Comme ce fut le cas lors des trois précédentes éditions, ce festival programme trois types de films en compétition.
Il s’agit de 11 longs métrages, 15 courts métrages et 10 films documentaires. La projection des films a lieu dans plusieurs sites culturels et cinématographiques notamment les salles de cinéma Avenida, cinéma Espagnol, l’institut français de Tétouan ainsi que le nouveau théâtre en plein air de Tétouan qui sera inauguré lors de ce festival. Le jury du long métrage qui est constitué de quatre icônes du cinéma méditerranéen est présidé par le célèbre acteur égyptien, Hossein Fahmy. «J’ai été président du jury dans plusieurs manifestations cinématographiques arabes dont le festival international du Caire.  Ce qui m’a permis de connaître le cinéma méditerranéen et africain. Et je crois que ce festival sera une grande réussite du fait qu’il présente au public une riche liste de films», a déclaré Hossein Fahmy à ALM. Le jury du court métrage est présidé par la réalisatrice marocaine Souad El Bouhati, alors que le jury du film documentaire est présidé par le producteur et auteur marocain, Mohamed Kaouti. «Cette édition se distingue par la projection des films documentaires  représentant le Maroc, la Palestine, le Liban, la Tunisie et l’Algérie. Ces productions traitant de questions cruciales pour le monde arabe notamment celle du peuple palestinien et de l’attaque du Liban par Israël», a souligné le directeur du festival,  Ahmed El Housni. Cette journée inaugurale a été clôturée par le film marocain «En attendant Pasolini» de son réalisateur Daoud Aoulad Syad et qui traite du thème des figurants marocains dans les films étrangers tournés à Ouarzazate.
Notons qu’un hommage sera rendu au cinéma tunisien à travers une rétrospective des longs et courts métrages durant les deux dernières décennies. Une rencontre est organisée dans ce cadre avec le réalisateur et marionnettiste tunisien, Moncef Dhouib autour de sa trilogie «Hammam Dhab», «Al Hadra» et «Tourba». La programmation comporte deux tables rondes portant respectivement sur «Exploitation, distribution et festivals quel partenariat?» et «Tétouan, berceau des écrivains et des cinéastes». Des ateliers du cinéma sont programmés aux profit des jeunes Tétouanais.

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