La cyber-guerre fait rage

La cyber-guerre fait rage

Le mercredi 28 juin 2006, des hackers marocains ont immobilisé plus de 750 sites web israéliens, gouvernementaux et privés, suite aux incursions meurtrières de Tsahal dans la bande de Gaza. C’est la façon choisie par ces as de l’informatique de marquer leur solidarité avec des Palestiniens livrés aux armes israéliennes.
Selon l’agence de presse francophone d’Israël, Guysen Israël news, la banque Apoalim, le centre médical Rambam, la banque Otsar Ha-Hayal, BMW Israël, Subaru Israël, Citroën Israël, la société immobilière Tarbut-Hadiur, la chaîne de vétement Jump, l’association caritative Yedid et même Guysen Israël News font partie des sites qui ont été pris pour cible. Une véritable offensive cybernétique qui a fait quelques dégâts. Les auteurs de ces attaques ne sont pas peu fiers. Ils ont vécu cette affaire comme un acte de bravoure. Porter la guerre au cœur du paysage Internet israélien n’est pas à la portée de n’importe qui. 
Le groupe de hackers marocains qui se fait appeler «Team Evil», a agi à visage découvert en ce sens où ils ont signé leurs initiatives : «Tant que vous tuerez des Palestiniens nous tuerons vos serveurs». Ces hackers marocains sont fichés par la cyberpolice israélienne qui les considère comme dangereux. Là-bas, on les appelle même les spécialistes de l’attaque des sites israéliens et américains. Selon l’agence de presse israélienne, le groupe des hackers marocains est composé de six membres tous âgés de moins de 20 ans. «Un porte-parole du groupe avait précédemment déclaré à une importante agence d’information israélienne : «Nous sommes un groupe de hackers marocains qui pirate les sites en signe de solidarité avec la guerre de résistance menée contre Israël. Nous attaquons des sites israéliens chaque jour ; c’est notre devoir. Le hacking n’est pas un crime. Cessez de tuer des enfants et nous cesserons de pirater». Mais la riposte israélienne n’a pas tardé à venir. La semaine dernière, près de 250 sites web marocains ont été attaqués par des pirates israéliens. Le lundi 17 juillet, les pirates israéliens ont profité d’une faille de sécurité dans le serveur de l’hébergeur marocain Omihost. Selon la société Multimédia Studio qui offre le service d’hébergement Omihost, les dégâts étaient importants du fait que l’hébergeur n’assure pas la sauvegarde de copie des sites de ses clients.
La société aurait par ailleurs réussi à restaurer 90% des sites victimes de ce «raid». Une drôle de guerre, certes virtuelle mais révélatrice de beaucoup de choses. Une manière de faire la guerre autrement, à défaut de pouvoir la pratiquer sur le terrain, en s’en prenant réciproquement aux sites Internet des deux pays. Aux dernières nouvelles, pas de cessez-le-feu sur le front. Les opérations continuent. Ainsi en ont décidé les hackers marocains malgré la férocité de la riposte de leurs homologues israéliens.
Les “soldats“ marocains de la Toile, qui naviguent dans l’ombre, ne sont pas à leur première guerre sur le Net. En juillet 2002, suite à l’invasion par l’armée espagnole de l’ïlot de Leïla, ils avaient organisé une attaque en règle contre des sites Internet madrilènes en guise de représailles à l’arrogance du gouvernement de José Maria Aznar. 

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