Lalla Laâroussa : on aime comme on peut

Lalla Laâroussa : on aime comme on peut

Cinq couples et une seule Lalla Laâroussa. Tant attendue, la nouvelle émission de la TVM a débuté, samedi 8 juin, en prime-time. Originaires de diverses régions du Royaume, ces jeunes mariés veulent tous décrocher le grand lot : «noces stories», une cérémonie digne des Mille et Une nuits, une belle maison et une lune de miel quelque part dans un pays étranger. Du rêve et des merveilles, c’est ce que le public s’attendait à vivre avec cette nouvelle émission. Ce sera un cauchemar où l’amateurisme le dispute à l’improvisation.  Le "conte de fées" télévisuel a commencé par une présentation des candidats ayant déjà signé l’acte adoulaire du mariage et aspirant à convoler en justes noces cet été. Karim et Bouchra de Larache, Farouk et Hayat de Rabat, Lahcen et Ouafa de Témara, Hamdi et Loubna de Mohammédia et Mama et Dani d’Errachidia. En fanfare, l’entrée de Abdellah Didane et Najat El-Wafi, tous deux en jean, a annoncé la couleur. Les deux animateurs devaient en principe faire vivre au public une grande soirée dans une ambiance féerique et  merveilleuse.  C’est le concept même de ce genre de programme. Une mission qui nécessite beaucoup de professionnalisme et de savoir-faire. Toutefois, la majorité du public a été déçue par le style d’animation adopté par ces deux acteurs. Aux commentaires déplacés, le manque de coordination entre les deux animateurs était flagrant. C’est le cas par exemple d’un couple annoncé comme éliminé par Najat El Wafi avant que  Didane ne rectifie sur le champ en lui décochant un coup de coude pas discret du tout. Résultat : cela a donné lieu à un sketch de mauvais goût.
Et comme tous les autres contes de fées, le bâton magique a été confié à Mehdi Ouazani. C’est lui qui fouillait dans le passé des couples en posant des questions dont l’objectif est de tester la connaissance mutuelle entre les époux. Quand est-ce que tu lui as déclaré ta flamme ? Votre coup de foudre  remonte à quand? Est-ce qu’elle est ponctuelle ? Préfère-t-elle le café au lait, le jus d’orange ou un panaché avec des gâteaux ? 
Des épreuves qu’il fallait surmonter avec succès. Les couples, apparemment peu familiarisés avec les feux de la rampe et autres coups de projecteurs, étaient assis dans des fauteuils-Amariya.
Un jeune fquih, petite barbe bien ciselée, est venu prêcher l’harmonie et la stabilité dans la vie conjugale. Après un discours religieux moderne, les animateurs proposent immédiatement de détendre l’atmosphère. On passe au chanteur Senhadji qui enflamme le public, fait trémousser certaines mariées et arrache des applaudissements aux belles-mères. Ces dernières ont un rôle important puisqu’elles partagent le même hôtel que leurs brus. La règle de ce jeu, orchestré dans les coulisses par Ramzi, Othman Benabdjelil et Yassine Zizi, veut que les femmes et leurs époux soient logés dans deux hôtels différents. Le jeu prévoit également des tests à accomplir sans fausses notes. La consigne est simple : acheter un cadeau pour sa moitié, avec 500 DH remis en main propre par la production. Une fois les cadeaux rassemblés, il fallait les montrer, en l’absence des maris, aux épouses qui doivent reconnaître chacune le cadeau que lui a acheté son époux. Le même test a été fait aux époux. « Faut-il vous rendre la monnaie de ces 500 Dh ! », s’interroge en direct l’un des candidats, par ailleurs ravi de pouvoir offrir un présent à sa bien-aimée. Shéhérazade n’est pas Marocaine, dirait Fatéma Mernissi.

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