Lancement des travaux de construction du barrage Taskourt

Lancement des travaux de construction du barrage Taskourt

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi 5 novembre dans la commune rurale d’Assif El Mal, province de Chichaoua, au lancement des travaux de construction du barrage Taskourt sur l’oued Assif El Mal, affluent de l’oued Tensift, pour un coût de 700 MDH. À cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce barrage qui domine les périmètres d’Assif El Mal et de Majjat, et qui permettra, au terme des travaux, l’irrigation d’une superficie de 5.000 ha. Cette importante infrastructure hydraulique, dont les travaux dureront 42 mois, bénéficiera à une région des plus démunies du Royaume et qui souffre d’un déficit criant en infrastructures de base et dont l’activité principale des habitants est l’agriculture. Ce projet financé par l’office national de l’eau potable (ONEP), consiste en la réalisation d’une station de traitement des eaux et d’un canal principal (300 MDH) ainsi que la réalisation de projets visant la généralisation de l’approvisionnement en eau potable, d’un coût de 170 MDH. Par la même occasion, SM le Roi a suivi des explications sur le programme de lutte contre l’érosion, un impératif pour la valorisation des ressources en eau et en sol en amont du barrage Taskourt ainsi que du programme d’aménagement du bassin versant en amont du barrage pour un coût de 18,4 MDH. Par ailleurs, le Souverain s’est enquis, au Palais Royal de Marrakech, des projets de traitement et de réutilisation des eaux usées de la ville ainsi que de la réalisation d’une station de traitement des eaux usées. Le montant global de ces projets s’élève à 1,76 milliard DH. Ces projets, qui auront un impact environnemental important, constituent un vecteur principal dans le développement urbanistique, économique et touristique de la cité ocre. En l’absence d’un processus d’épuration des eaux usées de cette ville, les effluents, dont le débit moyen est d’environ 90.000 m3/jour, sont collectés et déversés en majorité à l’état brut au niveau de trois points de rejet situés aux environs des routes de Casablanca et Safi et l’oued Tensift au nord. Cette situation se traduit par la pollution des milieux naturels, notamment la nappe souterraine avec toutes les retombées néfastes sur le plan sanitaire et environnemental. Face à cette problématique, la RADEEMA a réalisé des études approfondies dans l’objectif de contribuer à la réalisation de l’équilibre entre les besoins du développement que connaît la ville et la préservation de l’environnement et des ressources en eau et fondamentalement, améliorer le cadre de vie et les conditions sanitaires de la population.
La variante retenue à l’issue de cette étude consistait en la construction, en deux tranches, d’une station d’épuration des eaux usées. La première tranche, dont le coût s’élève à 168 MDH, a été financée à parts égales par la BEI et la RADEEMA. Elle consiste en un traitement primaire des effluents domestiques et industriels par procédé de boues activées avant leur rejet en milieu récepteur et permettrait d’aboutir à une dépollution organique (DBO5) de 33 %. Les travaux y afférant ont démarré le 15 juin 2006 et sa mise en service a commencé en octobre 2008. Quant à la deuxième tranche, dont les travaux ont débuté le 1er novembre 2008, elle comporte l’extension du traitement jusqu’aux niveaux secondaire et tertiaire. Elle sera opérationnelle courant 2010 et permettrait de réduire les pollutions dans leur globalité de plus de 95%. La deuxième tranche, ainsi que le projet relatif au réseau de distribution des eaux traitées, sont financés dans le cadre d’un partenariat entre la RADEEMA (428 MDH, dont 330 MDH seront mobilisés par les banques nationales au moyen d’un prêt), la subvention de l’Etat (150 MDH) et la contribution des bénéficiaires (330 MDH).

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