Le CCDH finalise son plan d’action

Le CCDH finalise son plan d’action

«Tout reste à faire. La culture des droits de l’Homme s’inscrit dans la durée, le long terme. J’espère que ceux qui viendront après veilleront à la mise en œuvre du projet », confie à ALM Amina Lemrini, présidente du groupe de travail chargé de la promotion de la culture des droits de l’Homme au Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH). Hier, les membres de ce dernier tenaient leur 26ème session qui précède de quelques jours la fin d’une longue mission. Dans chaque groupe de travail, c’est le compte à rebours qui commence pour finaliser les stratégies et établir les recommandations avant l’achèvement du mandat du CCDH. «Nous avons fait des propositions très concrètes pour tous ceux qui voudraient s’impliquer dans ce domaine. Il leur faudra les transformer en plans d’actions opérationnels », explique Mme Lemrini. Ce plan a été élaboré par un comité autonome créé le 20 avril dernier. Sept départements ministériels, huit organisations de droits de l’Homme, qui s’occupent également des personnes handicapées et de la citoyenneté, ainsi que trois institutions nationales, dont le CCDH (appui logistique et matériel), forment ce comité. « Nous avons travaillé ensemble depuis avril jusqu’à ce jour sur ce projet en cours de rédaction, maintenant », souligne la présidente du groupe. Fruit de cette concertation, le plan d’action nationale pour la promotion des droits de l’homme, à l’ordre du jour de cette session de travail, sera présenté à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’Homme, le 10 décembre. En avant-goût, elle est composée de trois volets essentiels. « Nous nous sommes focalisés sur l’éducation des jeunes, la formation des professionnels et la sensibilisation du grand public en matière de droits de l’Homme», indique Mme Lemrini.
Concernant l’éducation des jeunes, le comité s’est particulièrement intéressé à l’école. Le système scolaire devra intégrer, selon le plan, les principes des droits de l’Homme à l’ensemble de ses activités et à ses méthodes d’enseignement. A propos de la formation des professionnels, elle est destinée aux personnels liés de très près à l’application de la loi et de la justice et au respect des libertés d’autrui, dont les agents de l’autorité, les fonctionnaires des établissements pénitentiaires, les magistrats, les avocats… « Nous prévoyons énormément d’actions qui ambitionnent à ce que ces professionnels intègrent dans leur travail et dans leurs relations avec les citoyens le respect des droits de l’Homme », précise Mme Lemrini. Pour le dernier volet axé sur la sensibilisation du grand public, il sera question d’employer massivement la radio et la télévision. «Nous avons rencontré des artistes de tout domaine, dont le cinéma et le théâtre. Demain, nous allons nous réunir avec les professionnels des médias afin de les sensibiliser également», déclare-t-elle. La dynamique est donc lancée et à tous les niveaux du CCDH. Le secrétaire général de cette institution, Mahjoub El Haïba, a tenu, d’ailleurs, à l’affirmer en soulignant la grande satisfaction du CCDH quant à son rôle de catalyseur de la concertation entre différentes parties en matière de droits de l’Homme : « Le Conseil veille non seulement à élargir le dialogue, mais aussi à assurer que toutes les parties prennent conscience de la responsabilité partagée ». Plusieurs autres projets sont nés de ce travail multipartite : l’élaboration d’une charte nationale de la citoyenneté et la création d’un Conseil supérieur des MRE. L’Instance équité et réconciliation aura servi à renforcer encore plus la mission du CCDH en élargissant le panel de ses interlocuteurs, a indiqué M. El Haïba, précisant qu’après son expérience de quatre années, le Conseil « a besoin aujourd’hui de renforcer ses compétences institutionnelles et de communication pour pouvoir relever les défis qu’on lui a confié ». 

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