Le juge Baltasar Garzon est un «bluff»

Le juge Baltasar Garzon est un «bluff»

«Baltasar Garzon est un bluff ». Il ne s’agit pas là d’un commentaire fait par un observateur marocain suite au procès engagé par le juge espagnol contre 13 hauts responsables des services de sécurité nationaux. En fait, il s’agit de la conclusion d’un livre-enquête réalisé par le journaliste espagnol José Díaz Herrera. Le livre intitulé «Garzon : juge ou partie» emmène le lecteur dans une sorte de voyage au cœur du monde secret du magistrat espagnol. Un voyage durant lequel, il fait plusieurs escales pour visiter les différents «bluffs» dont le juge Garzon a fait un mode de vie et une approche particulière de son métier. De la politique et la justice et de la justice à la politique : sa carrière a été marquée par des va-et-vient incessants qui ont fini par faire de lui «un juge politique». Montesquieu, le père de la théorie de la séparation des pouvoirs doit se retourner dans sa tombe.
«Durant vingt-cinq années de carrière, il n’a jamais obtenu une sentence. Et, en plus, il consacre une bonne partie de son temps à animer des conférences et des cours de magistrature rémunérés à prix d’or», révèle le livre de José Díaz Herrera. Selon l’enquête menée par ce dernier, le juge Garzon ne cherche que la célébrité. Pour lui, la médiatisation d’une affaire est plus importante que l’affaire elle-même. C’est pour cela qu’il ne va jamais jusqu’au bout d’un procès. Il se contente de l’effet médiatique de ses initiatives. Sa photo à la Une des journaux lui suffit. La recherche de la vérité est son dernier souci. «Le magistrat de l’Audience nationale est un bluff qui cherche seulement les affaires qui le rendraient célèbre. Il laisse ainsi certains dossiers d’instruction ouverts et d’autres à moitié instruits ce qui permet de conclure qu’il ne cherche pas la véritable justice», indique José Díaz Herrera dans son livre. Ses ambitions politiques frustrées ont fait de lui quelqu’un de très rancunier qui saisit la première occasion pour régler ses comptes avec les politiciens. Le parti socialiste espagnol a été sa principale victime. Le livre indique que le vrai visage de Garzon n’est pas un secret pour les hommes politiques toutes tendances confondues qui préfèrent garder leurs distances avec le magistrat. Même le roi d’Espagne en est conscient.
Au lendemain du démantèlement d’un commando de l’Eta qui projetait d’attenter contre la vie du monarque, ce dernier avait qualifié le juge de «chasseur de célébrité». Mais, la célébrité que le magistrat obtient est aussi éphémère que les non-procès qu’il déclenche et qui n’aboutissent jamais.

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