Le Maroc bien vu à Washington

Le Centre américain de recherches  »’CSIS » a souligné que le Maroc qui a connu  »un changement révolutionnaire » est considéré par la communauté internationale comme le pays arabe où les réformes sont une réussite.
Le Centre pour les études stratégiques et internationales, basé à Washington, a affirmé que le Maroc a atteint ce statut aussi bien auprès des Américains, des Européens que d’autres pays, rappelant que plusieurs gouvernements étrangers ont salué les avancées réalisées par le Royaume, un pays pionnier, dont  »le développement politique et économique réussi constitue  un exemple pour ses voisins ».
 »Le Maroc avance sur la voie des réformes à sa propre initiative, notamment dans les domaines des droits de l’Homme, le statut des femmes, la liberté d’expression et la décentralisation », a souligné le CSIS dans un rapport qu’il  vient de publier sur la mission d’étude qu’un groupe d’experts des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d’Espagne, de France et des Pays-Bas a entrepris au Maroc du 29 janvier au 3 février.
Durant cette mission d’étude, intitulée "Les Etats-Unis, l’UE et la réforme au Moyen-Orient: Qu’est-ce qu’on peut apprendre du Maroc ?", le groupe des experts, qui était dirigé par le directeur du Programme du Moyen-Orient au CSIS, Dr. Jon Alterman, a pu constater cette volonté de réforme, qui est, note le rapport, visible  »dans le discours et dans les actions de tout le spectrum de la société marocaine de la plus haute autorité, au Parlement, au gouvernement, aux élus locaux ».
Expliquant les motivations de l’intérêt grandissant porté par la communauté internationale au Maroc, le rapport souligne la proximité géographique avec l’Europe, les relations historiques qu’il entretient avec le Vieux continent, le rôle des Marocains résidents en Europe et la place privilégiée qu’occupe le Royaume dans la stratégie méditerranéenne de l’Europe.
Pour les Etats-Unis, poursuit le document  »le Maroc est un partenaire privilégié » et  »sa modération au niveau de la région, le renforcement du commerce et la coopération dans la lutte contre le terrorisme ont assuré au Maroc un rôle grandissant dans la stratégie américaine ».
 »Le Maroc, qui a été l’un des premiers pays arabes à signer un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, a été désigné un allié major hors de l’OTAN et le seul pays arabe dont les réalisations l’ont qualifié à être éligible aux Fonds du Compte du Millénaire », note le document.
Le rapport, qui a donné un aperçu historique sur le processus de réforme au Maroc, que certains situent au lendemain de l’indépendance, a passé en revue les avancées réalisées par le Royaume, en s’attardant sur l’adoption d’un nouveau code de la presse, l’amendement du code de la famille et l’établissement de l’Instance Equité et Réconciliation. Chacune de ses mesures  »a contribué à l’ouverture du climat politique » dans le pays, note le document.
Selon le rapport, les experts qui ont tenu des réunions avec pas moins de 200 personnes de divers horizons appartenant aux sphères politiques et gouvernementales, aux ONG marocaines et internationales, et à la société civile en général, ont été  »surpris par la liberté de ton » dont ont fait montre leurs interlocuteurs.
Les entretiens du groupe d’experts ont également porté sur l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui, explique le rapport, vise à  »établir des partenariats entre le gouvernement, les collectivités locales, les ONG et les associations locales pour combattre la pauvreté et la marginalisation par la création d’emplois, la promotion des activités récréatives et le renforcement des infrastructures ».
Le rapport note, en outre, que les actions qui vont bénéficier du financement de l’INDH vont suivre des procédures transparentes et faire l’objet  d’un contrôle comptable rigoureux.
Affirmant que  »le processus de réforme au Maroc est véritable » et que les différentes mesures prises dans ce sens, notamment la promotion de la liberté d’expression, l’égalité des sexes, une relation saine avec le passé, un Parlement plus représentatif et un gouvernement décentralisé constituent  »un changement révolutionnaire », le document souligne que les enjeux sont très importants pour le processus de réforme du Royaume et que les Etats-Unis, les pays européens et l’Union européenne doivent examiner les moyens d’aider à faire aboutir ce processus tout en respectant le contexte marocain.
Fondé en 1962, le CSIS, une institution privée à but non lucratif, se consacre aux débats sur les questions de politique internationale, l’objectif étant de mettre à la disposition des décideurs des idées stratégiques pour la promotion de la sécurité et de la prospérité dans le monde.
Le Programme du Moyen-Orient du CSIS a tenu ces derniers mois une série de conférences-débats sur des questions intéressant la région de l’Afrique du Nord.

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