Le Maroc est un paradis de couleurs

Le Royaume du Maroc, « avec ses paysages attrayants, est un paradis de couleurs », a affirmé, lundi à Mexico, l’artiste espagnol, Miguel Ezpania.
Dans une interview à MAP-Mexico, l’artiste, qui expose actuellement dans la capitale mexicaine ses tableaux sur le Maroc, sous le titre « apuntes marroquinos » (notes marocaines), a souligné que « d’une ville à une autre, on trouve au Maroc des couleurs totalement différentes ? la couleur blanche caractérisant certaines villes du Nord, la couleur bleue à Chaouen, ou le marron des casbahs de Ouarzazate dans le Sud marocain ».
Se définissant comme un « artiste voyageur », Miguel Ezpania a indiqué que ses tableaux « reflètent ses riches expériences et son vécu quotidien » avec les gens qu’il a côtoyés au cours de ses séjours au Maroc.
L’artiste espagnol, qui a visité sept fois le Maroc, la première à l’âge de 16 ans, a précisé que chacun de ses tableaux représente « une note et un souvenir », ajoutant que le cuisinier, le coiffeur et l’électricien, certains titres de ses tableaux, sont en réalité des personnes qu’il a connues et côtoyées lors de ses séjours dans le Royaume.
D’autre part, M. Ezpania a relevé que son oeuvre artistique, « fondée sur le recyclage de produits utilisés, ne fait partie d’aucune école, technique ou mouvement ». Se définissant comme un autodidacte en matière de recyclage, il a précisé que ses oeuvres « ne sont pas des toiles de peinture ».
Pour la réalisation de cette oeuvre, il a procédé au façonnement de tuyaux d’électricité, de bidons d’huile, de bouteilles de limonade et de paquets de cigarettes, ainsi que d’autres produits de consommation. Par ailleurs, M. Ezpania a annoncé que trois tableaux exposés actuellment seraient représentés prochainement à la Foire de Miami (Etats-Unis), et quatre autres, l’année prochaine à la Foire de Berlin, en Allemagne.
L’exposition, de deux semaines (du 15 au 28 courant), propose également plus d’une vingtaine de photographies sur le Maroc, qui ont été prises par la Mexicaine Jannet Marin, au cours de sa visite dans le Royaume.
Dans ce sens, J. Marin a expliqué qu’après avoir lu le roman de l’écrivain mexicain, Alberto Ruy Sanchez, « los nombres del aire » (les noms de l’air), dont l’histoire lui a été inspirée à Mogador (Essaouira), elle n’a pas pu résister à la tentation de visiter le Royaume.
Inspirée par la beauté de la ville d’Essaouira et émerveillée par l’enchantement magique d’autres villes marocaines, en particulier leurs murailles et leurs souks. Marin a signalé que ses 24 photographies qui sont le complément des oeuvres de Miguel Ezpania, donnent au visiteur de cette exposition une « idée plus claire » sur le Maroc.
Il y a lieu de signaler que Miguel Ezpania, âgé de 36 ans, lauréat de l’école des arts appliqués de Barcelone, a également étudié l’aérographie au Southampton Art Center, en Angleterre. En 1983, il a fondé le primer atelier de recyclage avec l’artiste Gervasio Tallo à Madrid.
Installé depuis 1996 dans la ville de Mexico, M. Ezpania qui a lancé un site web (www.ezpania.com) sur son oeuvre artistique, a organisé plusieurs expositions notamment au Mexique et aux Etats-Unis.

• Propos recueillis par Mohammed TANJI (MAP)

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