Le Maroc explique l’autonomie à Londres

Le Maroc explique l’autonomie à Londres

La campagne diplomatique menée par le Royaume autour du projet d’autonomie des provinces du sud se poursuit. Après Paris, Madrid, et Washington, la délégation ministérielle, dépêchée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est arrivée mercredi 21 février à Londres, où elle s’est entretenue avec de hauts responsables britanniques pour dresser les grandes lignes du projet d’autonomie des provinces du Sud du Royaume, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale. Ainsi, la délégation marocaine composée de  Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur et Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général de la Direction générale des études et de la documentation, a rencontré Margaret Beckett, ministre britannique des Affaires étrangères et Kim Howells, ministre en charge des Affaires du Moyen-Orient au Foreign Office.
Lors de ces entretiens, la délégation ministérielle a souligné que cette proposition est le fruit d’un vaste processus de consultations démocratique, participatif et ouvert. Un processus auquel ont participé aussi bien les partis politiques que les membres du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), organe représentatif des différentes composantes des populations de la région du Sahara. La délégation dirigée par Chakib Benmoussa a tenu à cette occasion à souligner que cette proposition d’autonomie des provinces du Sud du Royaume, dans le cadre de la souveraineté nationale, s’inscrit dans le cadre du projet de société moderne et démocratique initié par le Souverain.
Elle a réaffirmé que l’initiative marocaine qui répond à l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies, est conforme à la légalité internationale et constitue la base de la solution politique et définitive à ce différend régional.  Dans cette perspective, les entretiens ont porté sur la contribution que pourrait apporter, dans le cadre des Nations unies, le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de sécurité. A cet égard, les deux parties entendent poursuivre leurs consultations, en prévision de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies au mois d’avril prochain, au cours de laquelle sera examiné le projet proposé par le Royaume en vue de trouver une issue au conflit créé de toutes pièces autour de sa souveraineté sur les provinces du Sud.  Après la Grande-Bretagne, la prochaine étape de la délégation ministérielle sera la Russie puis la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité. Rappelons que les réactions recueillies auprès des responsables français, espagnols, et américains ont été favorables à ce projet. Elles s’expliquent d’abord par le bien-fondé de l’initiative nationale née d’un large processus de concertations auprès des partis politiques et fondée sur des propositions concrètes du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas).

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