Le Maroc, terre de tolérance religieuse

Le Maroc continue de promouvoir les valeurs de tolérance, de respect mutuel et de dialogue entre les religions, affirme le rapport annuel du département d’Etat américain sur les libertés religieuses, observant que la Constitution marocaine garantit à tous le libre exercice des cultes et que les étrangers assistent à leurs offices religieux sans aucune restriction ni crainte.
Le rapport, qui a été rendu public mardi et qui fournit des données statistiques sur les communautés musulmane, juive et chrétienne vivant au Maroc, souligne que les rapports amicaux entretenus entre les diverses confessions au sein de la société marocaine contribuent au raffermissement du climat de liberté religieuse qui existe dans le pays.
Le rapport rappelle la création au Maroc d’un Observatoire international interreligieux, un organisme rassemblant des chercheurs internationaux qui vise à promouvoir la tolérance et l’entente entre les religions.
 Le rapport note également que durant le mois sacré de Ramadan, le Souverain préside des causeries religieuses qui débattent, entre autres questions, des "moyens de promouvoir la tolérance et le respect mutuel parmi les musulmans et entre l’Islam et les autres religions ».
Pour la deuxième année consécutive, une femme a animé l’une de ces causeries, indique le rapport, rappelant aussi qu’une femme est membre du Conseil supérieur des Ouléma.
En avril, le Maroc a abrité le dialogue islamo-judaique (une réunion du comité permanent judéo-musulman créé à l’issue du premier Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix tenu en janvier dernier à Bruxelles, NDLR), rappelle encore le rapport, faisant remarquer que c’est le seul pays arabe où existe un musée juif.
Le rapport qui relève, par ailleurs, que l’Etat accorde des avantages fiscaux et autres pour les activités religieuses, évoque la tenue annuelle du  »Festival des Musiques Sacrées » de Fès qui réunit des musiciens représentant les traditions spirituelles musulmane, chrétienne, juive, indoue, bouddhiste et autres.
Soulignant les efforts déployés par le Maroc pour la promotion et la défense de l’Islam modéré, le document rappelle qu’en avril 2004, SM le Roi Mohammed VI, en sa qualité d’autorité spirituelle suprême, a annoncé des projets de restructuration du ministère des Habous et des Affaires islamiques en vue d’impulser le champ religieux et de prémunir le Royaume contre les velléités d’extrémisme.
Le rapport, rendu public mardi dernier, a été remis le même jour au Congrès conformément à la loi.

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