Le tunnel de l’Agdal fait encore parler de lui

Depuis sa construction par l’ONCF dans les années quatre-vingt, le passage souterrain situé près de la gare ferroviaire de Rabat Agdal a toujours constitué un endroit risqué pour ses usagers. Mal éclairé et livré à lui-même, ce passage est, peu à peu, devenu un urinoir et, surtout, un terrain de chasse pour des bandes munies d’armes blanches qui s’attaquent, sans être le moins du monde inquiétées, aux paisibles passants. C’est le cas de quelques cheminots matinaux qui en ont fait les frais récemment quand ils ont été sauvagement agressés par des délinquants armés d’épées, qui les ont délestés de leur argent et de leurs portables après les avoir blessés. Même si ces derniers déposent plainte, le problème de sécurité dans ce passage restera toujours posé tant que la Commune et l’ONCF ne seront pas parvenus à trouver une solution définitive à la gestion de cet ouvrage devenu dangereux. En partenariat avec les communes, l’ONCF construit des ouvrages d’art à la place des passages à niveau pour faciliter la circulation dans les villes ou en rase campagne. Le financement de ces ouvrages se fait généralement à parts égales et leur gestion incombe exclusivement aux collectivités locales. Les passages souterrains dans les périmètres urbains construits par l’ONCF, comme celui de l’Agdal à Rabat, ne sont pas pris en charge par les communes malgré les taxes dédiées à cette fin. Auprès de l’ONCF, on ajoute que l’Office n’a pas vocation à s’occuper de la sécurité et du nettoyage des endroits publics en dehors des emprises ferroviaires.

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