L’Egypte soutient mahmoud abbas

Le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, qui avait déjà négocié en avril un compromis entre Yasser Arafat et son Premier ministre Mahmoud Abbas ayant abouti à la formation du gouvernement, doit se rendre dans les territoires palestiniens "à la demande du gouvernement de M. Abbas", a déclaré à l’AFP le délégué palestinien auprès de la Ligue arabe, Mohamed Sobeih. M. Sobeih a précisé que le responsable égyptien s’entretiendrait avec les organisations radicales palestiniennes afin de leur "proposer d’observer une trêve pour un certain laps de temps" dans leurs attentats anti-israéliens. Mais il a souligné qu’il allait également avoir des contacts avec la partie israélienne et qu’il était nécessaire d’obtenir en échange "l’arrêt par Israël des actes de violence à l’égard des Palestiniens".
Le conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a annoncé pour sa part que M. Arafat recevrait mercredi l’envoyé égyptien. "Le président Arafat recevra mercredi à Ramallah l’envoyé du président égyptien pour poursuivre les contacts au sujet de l’application de la “feuille de route” et débattre des efforts égyptiens continus visant à sauver le processus de paix", a-t-il déclaré à l’AFP.
Fin avril, le général Souleimane s’était déjà rendu dans les territoires palestiniens et avait obtenu un compromis de dernière minute entre Yasser Arafat et son Premier ministre désigné qui avait permis à M. Abbas de former son cabinet, condition posée par les Etats-Unis pour publier la "feuille de route" qui prévoit la création d’un Etat palestinien d’ici à 2005.
Le Caire avait accueilli fin janvier des pourparlers entre 12 factions palestiniennes auxquelles l’Egypte avait proposé un moratoire sur les attaques-suicide, mais les réunions s’étaient achevées sans résultat. Ces réunions avaient notamment regroupé les mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique ainsi que les radicaux des Fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP et FDLP). L’Egypte appelle depuis plusieurs mois à l’arrêt du cycle de violence dans les territoires palestiniens, et son ministre des Affaires étrangères Ahmed Maher avait déclaré vendredi qu’il était nécessaire de mettre fin à l’Intifada armée. "Il y a un moment pour tout. L’Intifada armée a atteint le moment où elle ne peut plus réaliser son objectif", a estimé M. Maher.

Acil Tabbara (AFP)

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