L’époque du protectorat est révolue

L’affaire dite du colonel Kaddour Terhzaz est en train de devenir un feuilleton interminable. À force de tentatives répétées et maladroites de la part de la défense de l’ancien officier supérieur, le dossier prend une tournure dangereuse qui l’éloigne de plus en plus de ce qu’il est réellement, à savoir une affaire de violation de la réglementation militaire qui a été sanctionnée dans le cadre des lois en vigueur.Réagissant à une lettre ouverte attribuée au colonel Terhzaz et publiée par un journal local, une source proche du dossier ne cache pas son étonnement face aux «falsifications» des faits contenus dans ledit document. «M. Terhzaz est un officier supérieur des Forces armées royales qui a manqué à son devoir de respecter le caractère sensible des informations dont il disposait du temps où il assumait des responsabilités militaires et a divulgué des informations classées secret-défense. Il a été jugé dans le cadre d’un procès équitable devant un tribunal militaire en bénéficiant des droits que lui garantit la loi marocaine», rappelle la même source. Toutefois et malgré les différentes communications faites sur ce dossier de part et d’autre, il reste des zones d’ombre qui sont exploitées par la défense du colonel pour invoquer une sorte de machination ou de complot notamment en ce qui concerne les faits reprochés au colonel. Chose que notre source attribue au caractère confidentiel de certains aspects du procès puisqu’il s’agit d’une affaire de révélation d’informations classées secret-défense. «On ne peut pas révéler tous les aspects du procès car on révélerait davantage des informations pour la divulgation desquelles l’officier en question a été condamné», précise notre source. Outre ce côté relevant de la discipline militaire, il est clair que la campagne menée en faveur de M. Terhzaz en France est en train de conférer un caractère politique au dossier. «Non !», précise la même source. «En effet, le fait qu’il y ait cette tentative de vouloir exercer une pression externe sur les autorités marocaines renforce la théorie selon laquelle l’officier en question s’est toujours comporté avec le sentiment d’avoir un quelconque parapluie étranger. Or, les lois militaires sont les mêmes partout dans le monde et on ne peut solliciter un soutien étranger pour se permettre de violer les lois de son pays», ajoute notre source avant d’ajouter : «l’époque du protectorat est révolue et le Royaume est souverain et a le droit de sanctionner, dans le cadre de la loi tout officier qui ose violer son obligation de réserve». Ces nouvelles précisions émanant d’une source proche du dossier montrent que le dossier dépasse de loin l’idée que véhiculent certains médias notamment français en se basant sur la thèse de la défense du colonel. «M. Terhzaz a été poursuivi en tant qu’ancien officier de l’armée marocaine ayant divulgué des secrets militaires touchant des intérêts nationaux et non en tant que ressortissant français ou pour une quelconque lettre qu’il avait adressée au Roi», conclut notre source.

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