Les victimes du projet Hassan II

Le groupe à Laâfora arrêté récemment (voir ALM n° 580) a fait beaucoup de dégâts du temps de sa toute-puissance. Une société de travaux publics, du nom de SET dirigée par le conseiller istiqlalien Youssef Tazi a mis la clé sous le paillasson pour n’avoir pas été payée pour les travaux de viabilisation réalisés en 1991 du lotissement du fameux projet Hassan II à Casablanca. Montant de la facture: 2 millions de Dhs. L’entreprise déposera une plainte en justice contre le syndicat des communes de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi (dirigé alors par Lahcen Hairouf écroué avec Laâfora et consorts ) qui avait lancé l’appel d’offres relatif à cette opération d’envergure. Mais la procédure n’aboutira jamais. À l’époque, le gouverneur de la préfecture où est situé le projet n’est autre que Abdelaziz Laâfora, tandis que le président de la commune se nomme Abderazzak Afilal.
Des architectes qui ont participé au projet Hassan II connaîtront le même sort que SET. Certains d’entre eux furent ruinés à l’image de Saâd Benslimane qui, entre colère et désillusion, a dû prendre le chemin de l’exil au Canada.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *