L’état de santé de Yassine se détériore

L’état de santé de Yassine se détériore

Abdeslam Yassine serait-il agonisant ? Le cheikh, guide d’Al Adl Wal Ihssane, donne de sérieux soucis à ses proches depuis que son état de santé s’est sérieusement dégradé quelque temps après son déménagement au quartier Souissi où il s’est installé après avoir quitté Salé. Selon des sources informées, Abdeslam Yassine, physiquement “diminué“ à près de 80 ans (il est né en 1928), ne quitte plus sa villa comme il avait l’habitude le faire pour se rendre à la prière du vendredi. Il a de même limité les activités qu’il avait coutume de tenir dans son domicile et notamment les rencontres avec les membres du Conseil d’orientation (Majliss al Irchad). Selon les mêmes sources, plus personne ne peut voir ou rencontrer Abdeslam Yassine et même ceux qui forment le deuxième cercle de ses proches, à qui d’ailleurs le cheikh était toujours "accessible". Seuls les médecins, toutes spécialités confondues, et tous “estampillés Al Adl“, ont l’autorisation de le voir.
Abdeslam Yassine n’avait même pas pu assister à la cérémonie du baptême de son dernier petit-fils, Mohamed Mahdi, le 25 novembre dernier, affirme des sources informées.
L’Etat de santé du guide de la Jamaâ suscite encore une polémique au sein de cette dernière autour de sa succession. Mais aussi sur les finances et avoirs d’Al Adl Wal Ihssane. Mohamed Abbadi, deuxième homme de la mouvance et homme incontournable chez les adlistes de l’Oriental, aurait demandé des éclaircissements concernant cet aspect.
Il est d’ailleurs l’homme le plus en vue pour prendre la place de Abdeslam Yassine, l’homme qui a toujours présidé à la destinée de la mouvance qu’il a créée lui-même avant d’en faire, des décennies plus tard, une organisation aux multiples ramifications, y compris en Europe.  
Des observateurs des affaires d’Al Adl Wal Ihssane lient d’ailleurs les fréquents déplacements de Mohamed Abbadi à l’étranger à cette guerre de succession. Ce dernier, indiquent les mêmes sources, veut asseoir son emprise, et celle des siens, sur l’organisation et notamment en Espagne où il a réussi à imposer les membres de son cercle rapproché, dont son gendre.
Le dernier déplacement hors Rabat-Salé de Abdeslam Yassine remonte à l’été dernier quand il avait pris ses quartiers dans la localité de Ksar Sghir. C’est dans cette ville qu’il avait eu pour voisin et "sponsor" Mohamed Kharraz, alias Chérif Bine Elouidane, le trafiquant de drogue incarcéré à Oukacha en attendant son procès. Bine Elouidane, selon plusieurs sources, aurait fait un don de près de 600.000 DH à Abdeslam Yassine lors du déplacement au Nord de ce dernier.
Mohamed Abbadi, lui, se trouve aux prises de la justice qui l’a condamné à plusieurs reprises et ce suite aux réunions illégales qu’il a tenues dans l’Oriental depuis mai dernier, mais aussi en relation avec la violation des lois sur l’urbanisme à Oujda.
Longtemps présentée comme l’héritière légitime de son père, Nadia Yassine se laisserait-elle faire ? Les membres du Conseil d’orientation accepteraient-ils le règne de celle qu’on présente comme l’égérie de l’Islam au Maroc ?

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