L’éventuelle reprise en main des affaires locales de Casablanca par la wilaya continue à susciter la polémique au sein de l’Intérieur.

La déclaration du wali de Casablanca, Mohamed Halab, où il a menacé le Conseil de la ville d’une reprise en main des affaires locales par la wilaya continue à susciter la polémique dans les coulisses du ministère de l’Intérieur. «Si vous êtes incapables de travailler, nous on peut le faire», avait dit le wali au maire de la ville, il y a quelques semaines. Au ministère de l’Intérieur, cette affaire a soulevé un débat assez fort sur la légitimité administrative et la justesse politique d’une telle démarche. Un wali a-t-il le droit de proférer une telle menace ? Les grands sages du droit administratif au département de Taib Cherkaoui estiment que le wali ne peut s’appuyer sur aucun texte juridique pour mettre en œuvre sa menace. Elle est donc vide de sens. D’autres estiment que le wali a voulu juste faire passer un message politique en prenant ses distances avec un prétendu laxisme au sein du Conseil de la ville. Ce qui n’est pas conforme à l’éthique de l’administration du territoire, étant donné que le mode de gestion du maire ne peut être évalué que par les membres du Conseil de la ville, car une prise de position du wali peut être interprétée comme étant une position venant de plus haut.

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