L’IER est en phase avec les pratiques internationales

Les recommandations de l’Instance équité et réconciliation (IER) concernant le secteur de la sécurité sont en phase avec les meilleures pratiques internationales et couvrent les axes principaux de la réforme du secteur, a estimé, mardi, le Centre pour le contrôle démocratique des Forces armées-Genève (DCAF). Depuis 2004 , le Maroc a initié un processus de justice transitionnelle ayant mené à la formation de l’IER qui a été mandatée pour enquêter sur les violations passées des droits de l’Homme, établir la vérité sur ces abus, indemniser les victimes ou leurs ayants droit et formuler des recommandations pour éviter la répétition de telles violations à l’avenir, a précisé le DCAF dans un document distribué lors du colloque régional, qui s’est tenu lundi et mardi à Rabat, sur le rôle de la société civile en matière de réforme du secteur de la sécurité.  Les recommandations de l’IER visent notamment à améliorer la bonne  gouvernance du secteur de la sécurité au niveau constitutionnel et à harmoniser la législation nationale en matière des droits de l’Homme et le Code pénal marocain avec les normes et obligations  internationales en vigueur, relève le document. Selon le DCAF, chaque Etat doit développer ses propres solutions en prenant en considération les spécificités de son environnement culturel et politique et toute solution doit être basée sur une vision nationale définissant le type de sécurité que veulent l’Etat et ses citoyens. La réforme du secteur de la sécurité commence souvent par une évaluation des performances du secteur de la sécurité et un audit de la police, ce qui permet de comparer les besoins de sécurité des citoyens avec les capacités de l’Etat. Le DCAF promeut la bonne gouvernance du secteur de la sécurité, conduit des recherches sur les bonnes pratiques, émet des avis consultatifs et propose des programmes d’assistance technique sur le terrain. Cette rencontre de deux jours est organisée par le Centre d’études en droits humains et démocratie en collaboration avec la Fondation «For the future» et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées-Genève (DCAF).

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