L’INDH analysée par Fathallah Oualalou

L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) répond aux attentes de la communauté internationale qui a placé la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au centre de ses préoccupations, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou.
"En ciblant la réduction des déficits sociaux que connaissent les communes rurales les plus démunies et les quartiers urbains et périurbains pauvres, la promotion des activités génératrices de revenus et d’emplois et le soutien des populations en grande vulnérabilité ou à besoins spécifiques, l’INDH s’inscrit ainsi pleinement dans le cadre de la politique de développement soutenue par la communauté internationale", a dit le ministre.
Intervenant lors d’une journée d’information sur l’INDH à l’attention des représentants des pays et institutions partenaires du Maroc dans la coopération au développement, M. Oualalou a souligné que l’appui conséquent de la communauté internationale pour cette Initiative est d’autant plus nécessaire qu’elle constitue une étape importante dans le processus de consolidation de l’Etat moderne et démocratique au Maroc.
" Nous nous attendons à ce que les contributions de nos partenaires au développement au profit de l’INDH, notamment sous forme de dons, se traduisent, en conséquence, par une sensible augmentation des flux d’aide en faveur du Maroc ", a-t-il poursuivi.
De son côté, le ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Abderrahim Harouchi, qui a présenté les grandes lignes de l’INDH, a indiqué que les déficits sociaux dont souffre le Royaume se résument dans la pauvreté, l’exclusion, la précarité, l’analphabétisme et les personnes handicapées.
Relevant que ces déficits ont pour cause un taux de croissance économique insuffisant et un retard du développement du monde rural qui alimente l’exode rural, le ministre a indiqué que ces déficits engendrent un retard en matière de développement humain, de même qu’ils ont un impact négatif sur la croissance économique et la cohésion sociale.
Le ministre a rappelé que plusieurs efforts ont été déployés par le gouvernement pour faire face à ces déficits sociaux. Ces initiatives ont été insuffisantes, d’où l’avènement de l’INDH, a-t-il dit. M. Harouchi a ajouté que l’INDH est une approche curative et préventive, estimant à cet égard que les politiques doivent corriger les déficits sociaux mais aussi les prévenir. Cette Initiative est un nouveau mode de gouvernance et une démarche décentralisée, déconcentrée et partenariale, a souligné le ministre, qui a passé en revue les 4 programmes prioritaires de l’INDH, à savoir la lutte contre la pauvreté en milieu rural, la lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain, la lutte contre la précarité et le programme transversal. Ont pris part à cette journée d’information, le secrétaire d’Etat chargé du Développement rural, Mohamed Mohattane, les ambassadeurs et représentants des pays et institutions partenaires du Maroc dans la coopération au développement et les représentants des départements ministériels concernés.

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