Maroc-Union européenne : un choix stratégique

Le Statut avancé constitue «un levier» pour le Maroc qui a fait le choix «stratégique et politique de s’arrimer» au grand projet européen dont la réussite confirmera la vision prônée par l’Union européenne (UE) à travers sa politique du voisinage, a déclaré, mardi à Bruxelles, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Youssef Amrani.Dans une intervention devant la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, M. Amrani a souligné que le Statut avancé figure parmi les «priorités de l’agenda gouvernemental du Maroc dont l’engagement a été renforcé par les Hautes orientations contenues dans le dernier discours royal du Trône et prônant notamment «la mise en œuvre optimale du statut avancé et privilégié avec l’Europe».
Le Statut avancé, qui se fixe pour objectif de couvrir «le spectre le plus large en termes de coopération (…) se positionne aujourd’hui comme une étape intermédiaire, voire une transition vers un nouveau lien contractuel post-accord d’association», a-t-il ajouté dans son intervention sous le thème «Renforcer les relations avec les pays du voisinage : leçons tirées du Statut avancé du Maroc».
Avec le cumul institutionnel rapprochant le Maroc et l’Europe, «plusieurs autres atouts viennent conforter le Royaume dans ses choix stratégiques et dans ses ambitions vis-à-vis de l’UE», a-t-il dit, citant notamment la démocratie, le pluralisme, la tolérance et la solidarité, ainsi que la combinaison de sa proximité géographique et son engagement «ferme» en matière de développement et le fruit de l’ensemble des réformes initiées en termes d’économie et de consolidation de l’Etat de droit.
Ce sont là autant d’atouts qui permettent au Royaume d’afficher aujourd’hui sa volonté dans une démarche du «toujours plus et mieux» avec son partenaire européen.
M. Amrani a souligné que l’approche «inclusive et participative» adoptée par le Maroc au stade conceptuel du Statut Avancé est d’une «très grande importance» en ce sens qu’elle associe «l’ensemble des acteurs institutionnels et les autres forces vives du pays, représentés par les acteurs non gouvernementaux» et engage les mêmes acteurs du côté européen à esquisser les contours du concept et son contenu afin d’asseoir «durablement le principe d’appropriation commune».

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