Mieux vaut tard…

Le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) est sorti, enfin, de son silence sur l’affaire des individus ayant effectué un voyage à Tindouf. Khalihenna Ould Errachid a dénoncé, lundi, le déplacement de ces agents du Polisario aux camps de Lahmada. Selon une dépêche de la MAP, «M. Ould Errachid a affirmé que ces personnes ont accompli un acte «inacceptable et immoral» en visitant ces camps et en se réunissant avec les ennemis de l’intégrité territoriale, estimant que tous les pays refusent que leurs citoyens complotent avec un autre pays contre l’intérêt national». Le président du Corcas rappelle que «ces individus avaient bénéficié de la grâce royale en avril 2006 et jouissent des libertés d’expression, de circulation et de voyage à l’étranger».
Et après avoir mis en exergue «les acquis réalisés par le Maroc aux niveaux international et régional semblent déranger les ennemis de l’intégrité territoriale», M. Ould Errachid a souligné que «la proposition marocaine d’autonomie des provinces du Sud est une proposition crédible», avant d’ajouter : «le Maroc est déterminé à parachever son intégrité territoriale pour l’édification d’un Maghreb arabe uni». Une réaction ferme et claire de la part du président du Corcas. Il y a juste deux détails qui attirent l’attention dans sa réaction. D’abord, le fait qu’il parle de la détermination du Maroc à «parachever son intégrité territoriale» alors que c’est chose faite depuis la Marche Verte. Pour l’ensemble des Marocains, il s’agit plutôt de détermination à «préserver l’intégrité territoriale». Mais, il ne s’agit peut-être que d’un lapsus. Toutefois, ce qui surprend vraiment dans la réaction de M. Ould Rachid, c’est qu’elle arrive trop tard : dix jours après le déplacement à Tindouf, huit jours après le début des réactions de condamnation partisanes et associatives, et cinq jours après l’interpellation des individus en question par les autorités judiciaires compétentes.
Pourquoi est-ce que le patron du Corcas, censé être le premier concerné par ce dossier, est-il le dernier à se prononcer? Une question à laquelle, seul M. Ould Rachid pourrait répondre. S’il daigne le faire, bien sûr.

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