Nouvelles suspensions de responsables

Plusieurs responsables des Forces auxiliaires ainsi que des éléments de la Gendarmerie royale exerçant dans le nord du Royaume ont été déchargés de leurs fonctions et mis à la disposition de la justice. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, daté de vendredi dernier, ces suspensions sont intervenues suite à l’arrestation du dénommé Ahmed Chouli, célèbre trafiquant de drogue dans la région d’Aouechtam près de Tétouan. Ce dernier, selon les déclarations qu’il avait faites aux enquêteurs de la BNPJ (Brigade nationale de la police judiciaire), avait cité le nom d’un gradé des Forces auxiliaires qui aurait pris sur lui d’assurer la "coordination" entre les trafiquants de drogue (une bonne quinzaine) et les divers services de sécurité.
Entendus par les éléments de la BNPJ, ledit officier des F.A, un certain Karim Saâdi, indique le communiqué du ministère de l’Intérieur, a révélé les noms de plusieurs responsables qui auraient été corrompus pour «fermer les yeux», voire faciliter les opérations de trafic de drogue.
Parmi les noms cités par ce jeune capitaine qui occupait d’importantes fonctions au niveau du secteur maritime de Tétouan, on retrouve l’un des deux proches collaborateurs du général Hamidou Laânigri, le colonel-major Boubker El Mounzil. Jusqu’à mercredi dernier, ce haut gradé des F.A assurait les fonctions d’inspecteur général pour la zone Nord, la zone Sud étant chapeautée par un autre inspecteur général, le colonel-major Haddou Hejjar.
Parmi les responsables suspendus, on retrouve également le lieutenant-colonel des Forces auxiliaires Allal Mourchid, le commandant Abdelhaq Mouilah qui était chargé du commandement provincial des F.A à M’diq-Fnideq et le capitaine Hassan Bojji. Le cas de ce dernier est celui qui suscite le plus d’interrogations, surtout que ce jeune officier des F.A n’a pris ses fonctions à Tétouan qu’au mois d’août dernier. Hassan Bojji était en fonction, auparavant, à Kénitra. 
Deux éléments de la Gendarmerie royale et un sous-officier des douanes font également partie des responsables suspendus en attendant que la justice décide des suites à donner aux "révélations" et du trafiquant de drogue et de l’officier des F.A. Cette nouvelle affaire est supervisée par le procureur général de la Cour d’appel de Casablanca
Mercredi dernier, un autre communiqué du ministère de l’Intérieur annonçait l’arrestation d’Ahmed Chouli (alias "Hmidou"), trafiquant de drogue qui oeuvrait également dans le domaine de l’immigration clandestine, et de Mostafa Tétouani Kouyeh. Ce dernier n’est autre que l’oncle maternel de Mounir Erramach. Poursuivi devant la Cour spéciale de justice, puis devant la Cour d’appel de Tétouan dans le cadre de l’affaire Erramach, Mostafa Tétouani avait réussi à convaincre les juges qu’il n’était pour rien dans les "affaires" de son neveu et que son rôle se limitait à gérer quelques petites structures comme c’était le cas pour un snack sis à Tétouan.  
Lundi 11 septembre 2006, un communiqué du ministère de l’Intérieur annonçait la mise à l’écart, sur instructions royales, d’Abdelaziz Izzou, ex-premier responsable de la sécurité des Palais royaux.
D’autres responsables subiront le même sort. Notamment Youssef Lahlimi Alami, adjoint au commandant de la région de la Gendarmerie royale de Kénitra, Farid Hachimi, commissaire à la DGST et chef du poste maritime de la capitale du détroit, le lieutenant-colonel Akka Ahabbar qui commandait la compagnie maritime de Tanger et deux autres sous-officiers exerçant à Ksar Sghir et Ribat El Kheir.

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