Pas de problème

Pas de problème

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, semble déconnecté de la réalité. Ce qui est certainement grave tant pour l’Algérie que pour son voisinage. Avoir un chef de diplomatie qui montre des symptômes de schizophrénie avancée. Dans un entretien à notre confrère arabophone Acharq Al Awsat dans sa livraison du week-end dernier, il a tout bonnement nié l’existence d’un quelconque différend entre le Maroc et son pays. Répondant à une question sur la crise maroco-algérienne, il a répondu : «Nous avons des relations normales avec le Maroc et il n’y a aucun problème». Choqué par cette réponse aussi succincte que fausse, le journaliste qui interviewait le ministre revient à la charge : «et la réouverture des frontières, et la normalisation des relations… ?». Face à cette relance, le chef de la diplomatie algérienne reste figé sur sa position initiale et continue à nier l’existence d’une crise entre les deux pays. «Le dossier des frontières est une affaire qui n’empêche pas l’existence de relations normales entre les pays et leur réouverture nécessite une sécurisation des deux côtés. Pour ce qui est de l’affaire du Sahara, elle n’a rien à voir avec les frontières», a-t-il répondu. Mais là où le ministre algérien va pousser la comédie au summum de la dérision c’est quand il va dire clairement et fermement que «les relations entre le Maroc et l’Algérie ne sont pas mauvaises». «Le Roi Mohammed VI et le président Bouteflika se sont rencontrés plusieurs fois en dehors du Maroc et de l’Algérie. Ils se parlent beaucoup au téléphone. Leur dernier entretien a eu lieu la semaine dernière. Et les relations entre le Maroc et l’Algérie ne sont pas mauvaises. Mais, ce sont des relations basées sur le dialogue et l’entente sur des dossiers qui intéressent les deux parties», a dit M.Medelci. 
Pour le chef de la diplomatie algérienne, il n’existe donc aucune crise entre les deux pays et la question des frontières n’est pas un problème. Et à force de le dire et de le répéter avec tellement de conviction, on a tendance à croire qu’il a peut-être raison M. Medelci. Qui sait ?

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