Pétrole

A moins de cinq mois de la libéralisation du marché pétrolier marocain (le 30 juin), le ton monte entre les principaux distributeurs, réunis au sein du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), et la Samir, l’unique société de raffinage du pays, privatisée en 1997 au profit du groupe saoudo-suédois Corral.
Cette dernière, qui multiplie les pressions pour obtenir un report de l’ouverture du marché, annonce aujourd’hui qu’elle va consacrer 1 milliard d’euros à l’augmentation de ses capacités et à l’amélioration de la qualité de ses produits, deux engagements qui figurent dans son cahier des charges mais n’ont pas, à ce jour été tenus. Au départ, le montant de l’investissement requis était estimé à seulement 440 millions d’euros. Le GPM, qui souhaite pouvoir accéder directement au marché international, a fait réaliser une étude par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC).
Celui-ci estime que la disparition du système actuel d’importation permettait au Maroc d’économiser 100 millions d’euros par an ! Un montant qui ne devrait pas laisser insensible Ahmed Lahlimi, le ministre chargé des Affaires générales du gouvernement, auquel le dossier doit être soumis dans les prochains jours.

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