Piraterie en baisse dans le monde

Les attaques de pirates ont diminué de 18% au cours des neuf premiers mois de l’année. Cependant, les eaux indonésiennes restent les plus dangereuses du monde. Elles enregistrent un tiers des attaques. Ce constat est révélé par une étude du Bureau maritime international. Cette institution a  en effet publié un communiqué dans lequel elle précise, chiffres à l’appui, que le monde connaît moins d’attaques de la part des pirates des mers. L’indonésie est le seul pays qui reste toujours menacé. En tout, soixante et une attaques se sont produites dans les eaux indonésiennes, précise mardi le centre sur la piraterie.
L’intimidation des équipages constitue le trait dominant de ces attaques à travers le monde, certains pirates opérant avec des armes à feu et à l’arme blanche.
Au cours des neuf premiers mois de l’année, 259 marins ont été pris en otage, 10 enlevés pour des durées plus ou moins importantes, 19 personnes ont été agressées. L’an dernier, au cours de la même période, il y a eu 251 actes de piraterie.
"Dans certains cas, les pirates attaquent en grand nombre et arrivent simultanément de plusieurs directions". Dans 141 cas, les pirates sont montés à l’abordage, 15 bateaux ont essuyé des tirs et 11 bateaux ont été détournés.
Si le rapport salue la diminution des attaques des pirates, il manifeste sa préoccupation à propos de quelques points chauds: "Après une accalmie de près de deux ans, des attaques violentes ont repris au large des côtes est et nord-est de la Somalie avec 19 incidents contre un seul l’an dernier". Selon Pottengal Mukundan, directeur du BMI, à Londres, on court le risque de voir la Somalie devenir un sanctuaire et un point de rayonnement pour ces pirates. Actuellement il est recommandé aux bateaux de se tenir le plus loin possible des côtes somaliennes.
Le détroit de Malacca, entre l’Indonésie et la Malaisie, emprunté par 50.000 bateaux par an représentant le tiers de l’ensemble du commerce mondial, a vu une chute spectaculaire des attaques, passées de 25 l’an dernier à 10 cette année, grâce au renforcement des patrouilles de garde-côtes malaisiens, indonésiens et singapouriens.
Le BMI s’inquiète au sujet de la région au large du terminal pétrolier de Bassorah (Irak) où, depuis le 22 avril, six attaques se sont produites.
Un autre sujet de préoccupation est le fleuve Bonny (Nigeria) où quatre incidents ont été enregistrés depuis le 24 mai.
Les ports les plus attaqués sont Djakarta, Balikpapan (Indonésie) et Chittagong.

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